Review 196: Azziard – Liber Secondus – Exégèse

Retour d’un des fers de lance du Black/Death Metal français, Azziard.

Créé en 2001 par A.S.A (guitare de 2001 à 2011 puis chanteur, ex-The Negation), il faudra attendre 2009 pour le premier album, après deux démos. Côté line-up, il y a eu du changement depuis la création, et ce sont aujourd’hui Nesh (guitare, End of Mankind, Katacombes, Nydvind, ex-Bran Barr, ex-The Negation), Anderswo (batterie, Absconditus, ex-The Negation), Gorgeist (guitare, Nydvind, ex-Dreamcatcher) et Sarnath (basse, ex-Insain, ex-The Negation) qui complètent le line-up, enregistrant le troisième mais également Liber Secondus – Exégèse, le quatrième album de la formation dont nous allons parler aujourd’hui, et qui a été mixé par Etienne Sarthou (Deliverance, Freitot, Karras, ex-AqME).

On démarre avec Seven Sermons to the Dead, un titre instrumental qui nous offre une première salve des riffs torturés des français, puis des pleurs samplés angoissants. Retrouvailles avec l’Âme prend la suite, et on retrouve cette rythmique sombre, cette ambiance oppressante et surtout ce chant viscéral hurlé. Vitesse et précision font bien évidemment partie du morceau, mais cette petite accalmie avec une voix qui nous parle quelques instants avant de relancer la rythmique, ainsi que ce break plus doux contrastent le morceau. Plutôt compréhensibles et en français, les hurlements nous content cette histoire aux abords du DSBM. On repart sur des riffs plus bruts pour The Three Prophecies, qui ralentissent que pour créer des ambiances plus aériennes et surprenantes mais qui collent à la perfection à l’univers du groupe. Incantation démarre elle aussi doucement, mais la rythmique deviendra plus imposante et avancera jusqu’à atteindre son point d’orgue avec ces choeurs mystiques froids et majestueux.
The Scarlet Man démarre en trombe, et une voix furieuse se superpose à une rythmique effrénée bourrée de leads tranchants, créant une sensation à la fois de malaise et d’inconfort, mais également d’agressivité. Les cris se transforment en complainte, et l’atmosphère change presque imperceptiblement pour se renforcer à nouveau et enfin cesser brutalement. Images Of The Wanderer démarre lentement mais instaure son propre climat en puisant dans la noirceur et la dissonance, avant de lancer la rythmique, qui reste très aérienne. Même lorsque le morceau devient martial, elle reste perceptible. Lorsque Le Chemin de Croix démarre on remarque deux choses. La première, ce titre est plus violent que les autres. La deuxième, le groupe se démène pour y insuffler une ambiance revancharde et énergique qui fonctionne à merveille avec la hargne de leur univers. Dernier morceau, Le Désert mêle habilement une rythmique massive et des sonorités dignes d’un rituel sombre pour asséner un ultime coup à son auditoire. Et ça fonctionne. On se laisse aisément captiver par le tableau que nous offre le groupe, et le final n’en est que plus beau.

Azziard est l’un de ces groupes qui nous prouve que l’attente en vaut la peine. Liber Secondus – Exégèse est un excellent album qui s’imposera sans problème aux côtés des opus de formations renommées du Black/Death. Si les français avaient déjà franchi un pallier avec le précédent, cet album est sans nul doute celui de leur sacre.

90/100

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