Review 214: Majusiah – Bearer ov the Dark Seal

Une découverte inattendue que celle de Majusiah.

Créé à Singapour en 1998, le groupe sort un premier EP en 2003, suivi d’un Split avec cinq autres acteurs de la scène extrême underground. En 2008, le groupe se sépare, et il faut attendre 2019 pour sa résurrection. Actuellement composé de Demogorgon (chant), Sabazious (guitare/chant), Ifrit (guitare) et Astaroth (basse), suite au récent départ de Morgasmatron (batterie), c’est Bearer ov the Dark Seal qui est lâché.

On démarre ce voyage musical avec Arrival of Dabbat, une introduction sombre et oppressante qui en dit long sur le style du groupe. Des voix fantomatiques accompagnent ces quelques notes jusqu’à Al-Kahme Soul. Un Black Mélodique viscéral et furieux débute alors. Des riffs sales et malsains, des hurlements perçants, mais surtout une ambiance Old School. Mêlant noirceur et mélodies tranchantes, le groupe étale son savoir-faire accompagné de ces deux voix qui se fondent à merveille dans le mix. On retrouve cette même agressivité sur Fake in Glory, un titre plus martial et tout aussi entraînant. Soudainement, un break à la basse provoque une accélération nourrie au blast, et le mur de son frappe. Le groupe développe des sonorités plus aériennes, voir mystiques pour Hymns of Obscurum, un morceau plus lent mais qui joue toujours sur cette noirceur. Le chant se pose facilement entre les leads, renforçant l’impression de rituel impie, avant l’assaut final.
Une courte pause au clavier sera marquée par Khatam of Solomon. Mi-épique, mi-ténébreux, le son laisse place à Fire My Desire, le titre le plus long. Reprenant des accents aériens avant de se déchaîner totalement, le groupe nous capte instantanément, et le mix très brut participe également à forger cet univers brutal. Bearer ov the Dark Seal ne laisse plus aucun doute sur les influences du groupe, la mélodie frappe inlassablement pendant que la tempête rythmique fait rage en arrière plan, laissant parfois place aux hurlements démoniaques. Mystical Throne est la suivante. Après une introduction douce à la guitare, une basse rugueuse appelle un cri digne d’une incantation impie, et le groupe au grand complet aligne consciencieusement ses riffs. A nouveau les influences suédoises se font entendre, mais c’est avec The Great Tribunal que l’album prend fin. Une outro qui referme en douceur ce chapitre, tout en conservant cette ambiance créée depuis le début.

Reprenant les bases du style avec cette touche Old School, Majusiah nous capture dans une ambiance sombre et agressive. Avec ses influences mystiques, Bearer ov the Dark Seal fait partie de ces trésors de la scène asiatique que seuls les connaisseurs apprécieront à sa juste valeur.

80/100

English Version?

One thought on “Review 214: Majusiah – Bearer ov the Dark Seal

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.