Review 221: Septicflesh – Infernus Sinfonica MMXIX

Septicflesh - Logo

Après avoir donné un concert exceptionnel en compagnie d’un orchestre symphonique, Septicflesh décide de sortir Infernus Sinfonica MMXIX, son enregistrement vidéo.

Créé en 1990 en Grèce, le groupe s’oriente rapidement vers un Death Metal aux ambiances malsaines et mystiques. En 2003, la formation se sépare pendant quatre années, mais 2007 marque le retour de Spiros “Seth” Antoniou (basse/chant, ex-Chaostar, ex-The Devilworks), Christos Antoniou (guitare/orchestrations, Chaostar, ex-The Devilworks), Sotiris Vayenas (guitare/paroles, Aenaos, ex-Chaostar) et Fotis Benardo (batterie, Necromantia, ex-Chaostar, ex-The Devilworks) qui sera finalement remplacé en 2014 par Kerim « Krimh » Lechner (batterie, Eboncrown, Krimh, ex-Decapitated). Accompagnés à leur habitude par Psychon, leur guitariste live depuis 2009, le groupe s’apprête à marquer les esprits.

Que vous ayez vu ou non Septicflesh sur scène, vous serez impressionnés par la puissance qui est déployée dans le Metropolitan Theater de Mexico, et les moyens mis en oeuvre pour sublimer le concert. Côté setlist, il n’y a pas de grande surprise : le set des grecs ne change que très peu de d’habitude, s’allongeant de temps à autres selon le temps de jeu qui leur est imparti. Après cette merveilleuse introduction par l’orchestre symphonique, on retrouve donc des classiques de toute beauté depuis leur renaissance que les cinq musiciens, accompagnés de choeurs et de cordes nous assènent un par un. Cinq, vous avez bien lu, car bien qu’absent des tournées, Sotiris Vayenas est présent sur scène, impassible, afin de nous offrir sa voix claire, complétant les hurlements ravageurs de Spiros “Seth” Antoniou, dont les capacités vocales sont poussées à leur maximum. Comme à leur habitude, Christos Antoniou, Psychon et Kerim « Krimh » Lechner délivrent une rythmique solide sur chacun des quatorze titres de leur set, du début à la fin. Le jeu de scène est toujours aussi théâtral, laissant les musiciens headbanguer sur leur position pendant qu’ils nous assènent des riffs avec une précision diabolique, ou autorisant le frontman à haranguer une foule conquise dès le premier titre. Les breaks orchestraux deviennent littéralement magiques, comme sur Portrait of a Headless Man ou Martyr. Pas de mouvement de foule au vu de la configuration du lieu, mais le public est captivé par la performance des musiciens, qui sont pleinement investis dans leur performance. Sotiris laisse le groupe évoluer à leur habitude en quatuor, ne réapparaissant que pour nous offrir sa voix claire alors que les titres s’enchaînent. Prototype, la divine Pyramid God et ses magnifiques parties orchestrales qui prennent une ampleur incroyable, Enemy of Truth, l’écrasante Communion ou encore The Vampire from Nazareth qui voit le retour du chant clair sur ce final écrasant. Prometheus prend la suite, et comme à chaque prestation, la communion entre le groupe et son public est parfaite. Sans montrer un seul signe de fatigue, Lovecraft’s Death est la suivante, plus brutale, plus massive, plus viscérale et angoissante. Une fois encore le public répond présent, tout comme sur la sombre Dante’s Inferno au final somptueux et la violente Persepolis, qui se montre également sous un jour nouveau grâce à l’orchestre. Mention spéciale à cette voix glaciale qui annonce la partie mélodique finale.
Après une très courte pause, A Great Mass of Death s’abat sur le théâtre, offrant à la fois une dose de puissance brute et de beauté ténébreuse. Un titre dont l’intensité ne fait que croître, et qui atteindra son paroxysme avec le final à deux voix. Mais le groupe n’en reste pas là, puisque c’est Anubis qui fédère immédiatement après, entre les voix, les instruments et une foule attentive. Bien qu’habitué à l’entendre en live, je suis heureux de voir l’un de mes morceaux préférés prendre autant d’ampleur. Le groupe clôt son set avec Dark Art, un des titres les plus récents du groupe, mais qui leur permet de ravir leur public une ultime fois grâce à leur magie.

Bien que les concerts de groupes de Metal accompagnés d’un orchestre ne soient pas nouveaux, celui de Septicflesh est exceptionnel. Leur musique, basée dès sa création sur ce contraste entre violence brute du Death Metal et beauté Symphonique, a pris vie sous nos yeux pendant plus d’une heure grâce à Infernus Sinfonica MMXIX, un must-have pour quiconque apprécie le groupe.

English version?

One thought on “Review 221: Septicflesh – Infernus Sinfonica MMXIX

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.