Review 223: Sepulchral Curse – Only Ashes Remain

Sepulchral Curse revient marquer la scène Black/Death avec Only Ashes Remain, son premier album.

Créé en Finlande en 2013 par Niilas Nissilä (basse, Apparition), Tommi Ilmanen (batterie/choeurs, Gambanteinn, Yawning Void, Beyond the Below, ex-Dethera, ex-Urgamla), Jaakko Riihimäki (guitare, ex-Dethera, ex-Gladenfold) et Kari Kankaanpää (chant, Solothus, Yawning Void), le groupe sort un premier EP l’année suivante puis recrute Aleksi Luukka (guitare, Gambanteinn, Solothus, Yawning Void) en 2015. C’est à cinq qu’ils enregistrent un deuxième EP, sorti en 2016, puis c’est l’album qui voit enfin le jour en 2020. 

Profondément ancré dans un son Old School qui mélange la lourdeur et la violence du Death Metal avec la noirceur malsaine du Black Metal parfois accompagnés par la langueur d’un Doom Death gras, le groupe nous offre sept titres aux différentes ambiances, mais tous aussi prenants et intéressants les uns que les autres. On commence par From Within the Bowels of the Earth, un titre qui joue sur du blast et une efficacité incontestable dans des riffs qui gardent un aspect mélodique. Le groupe frappe fort d’entrée de jeu, et ce n’est pas Swarming Blackness qui viendra rompre le rythme. Ajoutant des harmoniques tranchantes, le morceau laisse le Black Metal prendre le dessus sur un Death Metal massif, alors qu’on découvre des sonorités dissonantes sur Into the Depths Unknown. Encore plus sombre, le titre compte également sur cette voix d’outre tombe qui accompagne parfois le growl puissant du chanteur. La langueur s’empare de la rythmique d’Eyes Inside, un titre qui conjugue riffs épais et une certaine part de mélancolie, mais on sent que le groupe est prêt à accélérer, laissant exploser la fureur et la folie dont ils savent faire preuve. Le titre est long, ce qui lui permet de tisser son ambiance jusqu’à la fin, alors que Church of Loss, le morceau le plus court, est plus direct. La rythmique vive accélère encore, laissant une place de choix à chaque instrument ainsi qu’aux deux types de hurlements, puis ralentit sur les derniers instants. On passe à Dead Stars Drawing Spirals, un morceau très axé Death, autant dans la guitare lead lancinante que dans cette rythmique énergique, et les riffs se parent de sonorités entraînantes. Dernier morceau, Maan Tuhkien Uneen joue à la fois sur la lourdeur des instruments, en particulier cette basse assommante, que sur des hurlements caverneux. Ce morceau est le plus long, et il permet aux finnois de caler un break atmosphérique au centre de la composition avant de revenir sur une rythmique solide, liant une fois de plus toutes leurs influences.

Si Sepulchral Curse a pris le temps de peaufiner Only Ashes Remain, ce n’est pas pour rien. Car en effet l’album, en plus d’être extrêmement riche, est prenant et efficace ! Le groupe mêle avec brio toutes les sonorités qui composent leur univers et nous les assènent consciencieusement une par une. Les finlandais peuvent être fiers de leur travail.

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