Review 276 : Carnation – Where Death Lies

Carnation ne s’arrête jamais.

Créé en 2013 en Belgique, le groupe enchaîne les sorties depuis son premier EP en 2015. Simon Duson (chant, ex-Prematory), Yarne Heylen (basse), Jonathan Verstrepen (guitare, ex-Incinerate) et Bert Vervoort (guitare, ex-Warbeast Remains) sont rejoints en 2016 par Vincent Verstrepen (batterie, ex-Hämmerhead) et s’offrent notamment un passage par l’Asakusa Deathfest de Tokyo la même année, puis rejoignent l’écurie de Season of Mist, avec qui ils enregistrent un premier album en 2018, suivi de Where Death Lies.

Entre sonorités Old School et Death Metal imposant, Iron Discipline se lance. Bien que très productifs, il est impossible de ne pas reconnaître l’efficacité du groupe qui déverse un son à la fois gras, puissant et prenant, tout en offrant un mix absolument parfait, avec une rythmique et un refrain qui restent en tête. Les harmoniques tranchantes cessent brutalement pour laisser place à celles de Sepulcher of Alteration, un morceau à la fois sombre et rapide. Les riffs ne ralentissent que pour laisser la place à une partie lead angoissante, mais la solide rythmique revient rapidement avant Where Death Lies. Et à nouveau, on ne peut que constater l’efficacité de ces sonorités crasseuses et intransigeantes, surmontées par un chant tout aussi brut. Des sonorités plus perçantes prennent place dans le mix pour Spirit Excision, mais les parties lourdes ne sont pas bien loin et n’hésitent pas à refaire surface de temps à autres. Côté chant, quelques hurlements plus criards sont à prévoir, mais le vocaliste reste principalement sur ce growl caverneux.
On reste dans la lourdeur pour Napalm Ascension, avec toutefois quelques passages aux influences Thrash qui restent dans cette veine Old School. Et entre lead sanglants et rythmique assommante, on ne peut que se retrouver happés par l’ouragan, qui continue avec l’incisive Serpent’s Breath. Les guitares mènent cette rafale avec un son criard qui se mêle à la perfection avec cette rage de tous les instants. On retrouve cette même puissance sur la rapide Malformed Regrowth, une composition aussi sale que précise. Et bien que courte, elle ne perd pas un instant pour nous faire remuer la tête. La fin de l’album se dessine avec Reincarnation, une composition aux sonorités mystiques sombres, que ce soit dans l’introduction ou dans l’épaisse rythmique qui sévit par la suite. On peut sentir cette noirceur en quasi-permanence dans les riffs, qui deviennent parfois plus aériens avant In Chasms Abyssal, le dernier titre. C’est également le plus long de cet album, et il permet au groupe d’alterner sans problème une rythmique simple et efficace avec des passages plus complexes, mais très prenants, et même une ouverture musicale des plus intéressante vers le final.

Maîtrisant à la perfection leur Death Metal, Carnation nous écrase à nouveau avec Where Death Lies. Cet album lie avec intelligence un son Old School, un mix très propre et surtout une rage indéniable qui les habite depuis le début. Passer à côté serait pure folie, et il ne fait aucun doute que vous le regretteriez !

90/100

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