Review 278 : Uada – Djinn

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Plus sombre et mystérieux que jamais, Uada revient hanter l’univers du Black Metal.

Créé en 2014 par Jake Superchi (guitare/chant, The Dead, Thy Emptiness, ex-Ceremonial Castings) et James Sloan (guitare, Grave Light, Jours Pâles, ex-Infernus), les musiciens mènent le groupe en compagnie de Nate Verschoor (basse, Veiled, ex-Gnosis of the Witch) et Elijah Losch (batterie, Where Lovers Rot, Power Beast, Luctum). Acclamés pour les deux premiers albums, c’est Djinn que le groupe revient nous offrir. A noter que les parties de batterie ont été enregistrées par Josiah Babcock, ancien batteur du groupe, et que l’artwork est à nouveau signé par Kris Verwimp (Realms of Odoric, Absu, Angelcorpse, Brymir, Dark Fortress, Månegarm, Marduk…).

L’album débute par l’intrigante et perçante Djinn, un titre qui nous avait déjà été dévoilé pour présenter cette sortie. Si l’introduction est déjà prenante, la rythmique est littéralement hypnotique, et lorsque les hurlements de Jake s’ajoutent à ce mélange, la noirceur est totale. Les choeurs renforcent l’aspect mystique du titre, et les harmoniques virevoltent, nous capturant toujours un peu plus. The Great Mirage est la suivante, et les sonorités épiques parviennent à étoffer ce voile de mystère qui entoure la composition, profondément ancrée dans des mélodies éthérées et une atmosphère pesante. On passe à No Place Here, un morceau à la fois mélodique et mélancolique, fougueux et planant, oppressant et rassurant. Très long, le titre permet au groupe de tisser son univers à travers différentes ambiances, allant de la fureur à la peine, ainsi que d’y inclure des breaks sans jamais s’éloigner de leur son. Le final est transperçant.
On reprend avec In the Absence of Matter, un morceau plus brut et qui rappellera aux connaisseurs les bases du style, tout en apportant ce vent de fraîcheur, entre pauses, accélérations, hurlements et choeurs en chant clair effrayants. Le son est déchirant, et il en sera de même pour Forestless dans un autre registre. Plus doux et dissonant, le morceau se renforce progressivement pour finalement exploser avec l’arrivée d’un chant agressif. Et alors que l’on croyait l’apogée du morceau atteinte, le groupe relance la machine, nous offrant à nouveau des riffs violents et mélodiques. Between Two Worlds, le dernier titre, est également très long. Dès cette introduction lourde et oppressante, le groupe nous happe à nouveau dans son tourbillon de riffs aiguisés, de hurlements fantomatiques et de mélodies planantes. La rythmique s’apaise, accélère à nouveau, pioche dans diverses influences puis repart une dernière fois avec une partie lead épique avant de nous laisser sur le sample final.

Pour quiconque ne connaît pas Uada, le choc sera de taille. Pour les amateurs de la formation, Djinn n’est autre que la continuité de l’excellente discographie de la formation. Cet album permet au groupe de prendre des libertés, d’utiliser des influences plus diversifiées, mais également d’affiner sa noirceur mélodique. Assurément l’une des meilleures sorties de l’année.

95/100

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