Review 283 : Ars Magna Umbrae – Apotheosis

Deuxième traversée des ténèbres pour Ars Magna Umbrae.

Créé en 2017 en Pologne, le one-man band mené par K.M. (tous instruments/chant, ex-Cultum Interitum) révèle un EP peu de temps après sa création, puis un premier album en 2018. Il nous faut attendre deux ans pour Apotheosis, son deuxième album, sorti avec la collaboration de I, Voidhanger Records

Ce voyage sombre commence avec Through Fields of Asphodel, un titre qui captive instantanément. Un son doux, aérien et angoissant, accompagné d’une voix féminine lointaine. Et soudain, cinq minutes se sont écoulées, She Who Splits the Earth démarre. Un ouragan de noirceur, de rage, de sonorités mystiques et violentes. A ce Black Metal Atmosphérique, le compositeur ajoute des influences psychédéliques tout en laissant planer notre esprit, qui se retrouve finalement pris au piège. Le son tranchant d’On The Wings of Divine Fires sévit immédiatement, prolongeant l’aventure spectrale grâce à des riffs occultes distillés avec fureur. L’introduction d’Apotheosis va surprendre, mais la tornade de noirceur qui prend rapidement le dessus est d’une beauté effroyable, faisant rimer intensité avec sons planants. A peine le temps de souffler que l’homme reprend avec Mare Tenebrarum, un titre tout aussi aérien qui débute par un passage lent et angoissant avant que le cauchemar ne nous roulent dessus à nouveau. Très prenante, la rythmique intègre à merveille ce chant aux tonalités horrifiques et ces leads étrangent, qui donnent sa personnalité au groupe. On reprend avec la puissance occulte d’Oracle of Luminous Dark, un morceau prenant, lacérant et qui laisse à G.G. (Cosmic Putrefaction, The Clearing Path) la possibilité de placer un solo à la fois dissonant et grisant. Le titre n’en est que plus imposant, et enchaîne avec Of Divine Divergence, une composition à la fois axée sur des sonorités aériennes mais également plus brut. Et ce contraste s’intègre à merveille à l’univers, qui se referme déjà avec Ignis In Tenebris. Les ténèbres nous enveloppent avant de nous violenter de toute part sous des riffs à la fois oppressants et perçants. Puis c’est la fin.

Pour être honnête, je ne connaissais pas Ars Magna Umbrae. Pourtant, dès les premières notes d’Apotheosis, j’ai été capturé dans un univers noir, un ouragan de sonorités oppressantes, lacérantes et pourtant captivantes. Impossible de se lasser de cet album.

85/100

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