Review 319 : Mors Subita – Extinction Era

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Mors Subita revient pour un nouvel assaut de Thrash/Death Mélodique.

Créé en Finlande en 1999, le groupe est composé de Mika Lammassaari (guitare, ex-Wolfheart, ex-Eternal Tears of Sorrow), le fondateur, mais également de Mika Junttila (basse), Ville Miinala (batterie, Vortech) et Eemeli Bodde (chant), ainsi que de Juho Näppä (guitare) en live. C’est donc Extinction Era, leur quatrième album, que le groupe nous présente aujourd’hui.

On démarre avec Sick, un titre qui n’attend pas pour frapper, offrant un déluge de riffs tranchants sur une rythmique emplie de rage. Très énergique, le vocaliste est totalement déchaîné, mais sait également laisser la place d’honneur aux musiciens, tout comme sur The Enemy I Know. Le titre pioche dans un Thrash/Hardcore remuant, mais garde ces mélodies et cette ambiance froide, tout en jouant très vite. Strain, le morceau le plus long, ajoute quelques ambiances à ces riffs agressifs, renforçant les sombres mélodies déployées par le groupe. On se sent happé et pourtant dérangé par ces harmoniques hypnotiques, qui s’éteignent finalement dans le vide. Pas de temps à perdre, Overthrown est la suivante, et ce sont de nouvelles mélodies, plus joyeuses cette fois, qui sévissent. Le son du groupe est lourd, et la basse résonne à la perfection sous les hurlements. Le refrain est toutefois assez mélancolique, à l’inverse de la moderne Parasites, un titre très groovy. Les leads sont encore une fois un élément clé du titre, mais on se retrouve à secouer la tête en un rien de temps, pendant que le chanteur s’exprime avec véhémence. Attention à la reprise finale…
Petite pause douceur avec Farewell, un titre qui propose une guitare au son clair, rapidement rejointe par une saturation planante, puis c’est Into Eternity qui vient. A nouveau, une certaine langueur, mais une beauté glaciale qui frappe précisément là où on aime. Les leads contrastent avec ces hurlements féroces, qui se joignent à une rythmique martiale. Très courte, Disconnect joue la carte de la fureur brute, entre blast, cris et rythmique ultra-rapide. On conserve cet aspect violent avec The Oceans Will Know My Name, un morceau qui joue sur un contraste entre sonorités imposantes et parties plus douces pour nous faire immédiatement adhérer. Black And White reprend ce pattern plus simple mais tout aussi efficace, et y inclut quelques éléments plus modernes, ainsi qu’un groove accrocheur, mais la fin de l’album arrive déjà. Elle sera marquée par Coming Home, une composition plus lourde, mais également ravageuse. Les leads perçants se fraient sans souci un chemin jusqu’à nous, alors que la rythmique nous matraque sans relâche jusqu’au dernier moment.

Entre mélodies glaciales et rythmiques imposantes, Mors Subita a trouvé son rythme de croisière. Extinction Era propose des éléments efficaces tout en collant au style du groupe, ce qui donne sans aucun doute un album explosif !

85/100

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