Review 339 : Soulburn – Noa’s D’ark

Soulburn nous a forgé un quatrième album dans les flammes de l’Enfer.

Les débuts du groupe sont étroitement liés à Asphyx, mais le groupe devient réellement une entité à part entière en 2013. Actuellement composé d’Eric Daniels (guitare, Grand Supreme Blood Court, ex-Asphyx), Remco Kreft (guitare, Graceless, ex-Grand Supreme Blood Court, ex-Xenomorph), Twan van Geel (basse/chant, Bunkur, Flesh Made Sin, Legion of the Damned, ex-Sauron) et Marc Verhaar (batterie, Graceless, ex-Xenomorph), le groupe nous présentent Noa’s D’ark.

Dix titres qui évoluent sur une ligne directrice violente, et qui piochent tour à tour dans une base Death, des éléments Black et des ambiances Doom, voilà ce à quoi vous devez vous attendre. Si l’introduction de The Morgue of Hope est très mélancolique et pesante, le reste du morceau accélère mais reste dans ces sonorités dissonantes et sombres. Côté chant, les hurlements du vocaliste sont parfois accompagnés de quelques choeurs, comme sur la mystique Noah’s Dark. Les riffs sont malsains, et un voile de ténèbres permanent nous oppresse littéralement pendant que le groupe déverse son art. L’entrainante Tempter ov the White Light se pare également d’une certaine part sombre, mais on sent que le titre est très massif, et les amateurs de Death Metal vont l’adorer. Le break ramène des leads dissonants à la vie avant une accélération finale, et c’est Anarchrist qui prend la suite. Le son est perçant, sombre et lancinant, mais le groupe y injecte un surplus d’énergie malfaisante et une bonne dose de blast. On reste dans cette dissonance avec Shrines of Apathy, un morceau entêtant qui finit par invoquer une véritable tempête de riffs, renforçant imperceptiblement sa puissance jusqu’au final.
Assailed by Cosmic Lightning prend la suite, et c’est à nouveau une vague de dissonance qui nous frappe, autorisant le vocaliste à diversifier ses hurlements. Si son scream gras reste toujours l’élément principal, ce chant plus plaintif lui convient également. La courte Triumphant One permet une petite pause dans la violence, tout en restant dans cet univers impie avant Anointed – Blessed – and Born for Burning. Le titre est imposant et nous assomme sans problème dès l’introduction avant de frapper plus fort encore grâce à une rythmique pachydermique. Bien que parfois très rapide, on sent une certaine mélancolie dans ces mélodies, ainsi que dans cette sublime voix claire mystique. On continue avec la lente et suffocante The Godless I, un morceau qui déploie des influences sombres mais perçantes, ainsi qu’une dose de dissonance entêtante pour se graver à jamais dans notre esprit avant le dernier rituel. Intitulé From Archaeon into Oblivion, le morceau ne déroge pas à la règle et offre une ambiance lourde doublée de riffs malsains pour clore l’album.

Le rituel de Soulburn s’achève comme il commence. Noa’s D’ark est un recueil sombre et pesant dont le son vous hante pendant des heures, vous appelant sans cesse pour une nouvelle écoute qui ne fera que renforcer votre attrait pour lui.

80/100

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