Review 355 : Within the Ruins – Black Heart

Pour leur quinzième anniversaire, Within the Ruins s’offre un sixième album.

Intitulé Black Heart, il est le fruit de la collaboration des fondateurs Kevin « Drummer » McGuill (batterie) et Joe Cocchi (guitare) avec Paolo Galang (basse, ex-Silence the Messenger) et Steve Tinnon (chant, ex-SIlence the Messenger), leur nouveau chanteur.

Le premier contact viendra de Domination, un titre à l’introduction intrigante qui nous amène sur une rythmique lourde et truffée d’influences Prog dissonantes et perçantes. Un chant clair viendra contraster les hurlements sur le refrain, mais la fureur surgit à nouveau entre les parties techniques, puis Deliverance nous assomme. Le mix permet de prendre de plein fouet ce son puissant, ces harmoniques déchirantes à pleine vitesse et surtout ces hurlements constants. La tornade Blackheart prend la suite, mettant en avant cette guitare lead à la fois rapide et précise, sans jamais sous-estimer la rythmique qui matraque l’auditeur. La voix claire vient contraster le mélange, et Open Wounds prend la même direction en assénant riff après riff. On appréciera les saccades, les passages groovy, les leads survoltés comme la constance de cette rythmique, mais également la richesse et la puissance de Eighty Sixed, un morceau instrumental créé pour faire régner le chaos. Le titre brise le rythme par l’absence de voix, mais nous maintient dans cette fureur permanente.
On continue avec la lourde Devil in Me, un morceau qui poussera le chanteur à se surpasser pour nous offrir le titre sur lequel mosher lorsque le groupe montera sur scène. Outre cette rythmique super efficace, la voix mène vraiment la danse, tant par les hurlements que le chant clair intense. A l’inverse, c’est la rythmique qui domine la brutale Hollow. La composition est très remuante, et il ne fait aucun doute que la fosse explosera en suivant les riffs et les hurlements du vocaliste. On pourrait croire à une certaine quiétude sur Outsider, mais il n’en est rien, puisque la patte du groupe se pose dessus. Agressive, chiadée mais surtout écrasante et bourrée de ces sursauts techniques. La dissonante RCKLSS prend la suite, mêlant une rythmique efficace à base de palm-mutes et des leads perçants mais entêtants, mais on touche déjà à la fin de l’album. C’est avec Ataxia V, une deuxième composition instrumentale, que le groupe referme ce chapitre de leur histoire, non sans technicité, rapidité et surtout un savoir-faire hors pair.

Within the Ruins évolue en permanence, et leurs albums en sont témoins. Black Heart est un disque sombre, mais qui n’oublie jamais les racines de la formation : efficacité, technicité, lourdeur et une volonté de déchaîner les fosses comme peu savent le faire.

90/100

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