Review 359 : Inquisition – Black Mass for a Mass Grave

Après un temps de silence, Inquisition revient.

Créé en 1988 sous le nom de Guillotina par Dagon (guitare/chant) en Colombie, le groupe change de nom en 1990 puis se relocalise aux États-Unis en 1996. Incubus (batterie, ex-Pregasm) rejoint le groupe, et les sorties s’enchaînent. Black Mass for a Mass Grave, le huitième album, nous est révélé la veille de sa sortie.

Somptueusement illustré par Vincent Fouquet, alias Above Chaos (Azziard, Bethlehem, Melechesh, Nordjevel…), cet album était secrètement espéré comme le retour messie impie, surtout après les récents évènements qui avaient été reprochés au leader du groupe. Mais parlons musique, et concentrons nous sur cette dissonance mélodique que le duo nous offre, entre une rythmique épaisse et ambiante, ces frappes incessantes et ce chant si particulier qui fait le charme du groupe. A travers douze titres aussi dérangeants, effrayants, reposants et prenants, Inquisition réussit à nous fasciner. Une première approche Old School avec Spirit of the Black Star et Luciferian Rays, les deux premiers morceaux, nous rappelle les origines de leur son. Mais si la rythmique constante est planante, les leads sont souvent perçants, comme celui de Necromance Through a Buried Cosmos, qui nous violente et nous transporte, et quelques influences Dungeon Synth se font sentir, comme ce passage sur Triumphant Cosmic Death. Les titres défilent et leurs mélodies aussi, nous faisant passer de l’ambiance oppressante de Ceremony for the Gathering of Death à une douce dissonance, un son épique, une atmosphère lancinante et entêtante… On notera les riffs contrastés de A Glorious Shadow from Fire and Ashes, le son lent et pesant d’Extinction of Darkness and Light ainsi que ce passage vocal mystique surprenant. La fin de l’album se dévoile sur les mêmes tonalités, faisant de ce recueil une excellente suite à la riche discographie du groupe.

Jusqu’à ce que le groupe ne nous révèle soudainement un titre, plus personne n’attendait le retour d’Inquisition. Pourtant, Black Mass for a Mass Grave est sorti du néant, et nous frappe avec une mélodicité et une dissonance rares, qui puisent à nouveau leur énergie du sombre cosmos.

95/100

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