Review 376 : Griffon – O Theos, O Basileus

Bien connus des scènes françaises, Griffon revient avec un nouvel album.

Créé en 2012 par Aharon (chant, A/Oratos, ex-Neptrecus) et Sinaï (guitare, Moonreich, live pour Pensées Nocturnes), le groupe est complété par Dino Dieleman (basse, Grind-O-Matic, Guttural Deepthroat, ex-Promethean), Kryos (batterie, Neptrecus, ex-Moonreich, ex-The Negation) et Antoine (guitare) pour porter les couleurs du Black Metal Français avec O Theos, O Basileus, leur deuxième album, qui sort chez Les Acteurs De L’Ombre.

L’album débute avec Damaskos, un titre qui confirme la puissance du groupe si vous le connaissez déjà, ou qui vous ouvrira les portes d’un univers glacial, mélodieux et torturé si c’est votre premier contact avec eux. Entre riffs tranchants, hurlements viscéraux parfois soutenus par des chœurs massifs et lourdeur dissonante, Griffon déploie tout son potentiel. L’album continue avec L’Ost Capétien, un titre à la fois très mélodieux, mais également très oppressant. Les riffs lacérants se joignent à des cris (en français) agressifs avant de s’apaiser pour nous offrir un break. Mais la saturation n’est jamais bien loin, et la tornade reprend rapidement. Régicide nous propose à nouveau une ambiance angoissante grâce à cette introduction, mais les tonalités noires reviennent hanter la rythmique de ce lent morceau. A nouveau, des breaks permettent l’utilisation de samples qui collent à la perfection à l’univers du groupe. Mais la reprise ne se fait pas attendre, et les français déversent à nouveau leurs riffs sur une rythmique majestueuse. Les Plaies du Trône a été co-écrit en collaboration avec le groupe français Wyrms. On retrouve donc également Tedd au chant, ajoutant un côté plus tranchant à une rythmique dissonante et oppressante. Ce doux break sombre appelle une reprise massive qui saura ravir les amateurs de Black Metal froid.
Abomination débute avec un piano mélancolique, puis ce sont des tonalités lourdes qui s’écrasent sur nous, tout en restant dans une dominante de Black Metal oppressant et majestueux. Les harmoniques tranchantes se joignent au mélange, et les chœurs renforcent la rythmique. Le piano refera son apparition, puis les riffs reviennent nous martyriser avant My Soul is Among the Lions. Très dissonante, la composition est de loin la plus angoissante rien qu’au niveau de l’introduction. Il va sans dire que la rythmique conserve ce climat sombre ainsi que des sonorités mélodieuses et épiques. Les influences Symphoniques et les chœurs en voix claire collent à la perfection à cette ambiance, puis …Et Praetera Nihil offre un moment de relâchement. Une courte composition mystique, qui nous prépare à l’orage final. Appelé Apotheosis, le dernier morceau reste dans les tonalités mystiques et use d’orchestrations imposantes pour soutenir à merveille ces riffs sombres et pesants. Un chant guttural accompagne parfois ces ambiances douces et pourtant obscures, puis le groupe donne l’assaut final, composé de riffs bruts, imposants et rapides, ainsi qu’une dernière partie plus lourde.

Avec O Theos, O Basileus, Griffon n’offre pas qu’un album de Black Metal Français supplémentaire. Il propose un univers sombre, majestueux, prenant et effrayant que seuls quelques formations maîtrisent. Un incontournable de l’année.

95/100

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