Review 378 : Incantation – Sect of Vile Divinities

Amateurs de Death Metal, Incantation est de retour !

Après plus de trente ans de carrière, John McEntee (chant/guitare, Beast of Revelation, Tribe of Pazuzu, ex-Mortician), accompagné de Kyle Severn (batterie, Shed the Skin, ex-Vital Remains, ex-Acheron), Chuck Sherwood (basse, ex-Blood Storm) et Luke Shively (guitare, Dismemberment) nous offrent Sect of Vile Divinity, le douzième album du groupe.

Sans surprise, le groupe nous assène un Death Metal martial et gras qui pioche dans les influences Old School. La rythmique prenante intègre des éléments mystiques et violents dès Ritual Impurity (Seven of the Sky Is One), le premier titre. Les riffs sont rapides, plutôt lourds et les leads perçants, alors que Propitation accentue l’oppression du Doom/Death grâce à des riffs pesants. Très accrocheur, le titre accélèrera finalement un peu avant de terminer comme il a commencé. Nouvelle accélération avec Entrails of the Hag Queen, un titre massif qui joue sur des changements de rythme pour nous garder en haleine. Les riffs sanglants s’enchainent, puis le groupe nous autorise une pause avec l’inquiétante Guardians from the Primeval. Mais après l’introduction, la rythmique nous matraque à nouveau, tout comme sur Black Fathom’s Fire. Les influences Old School ajoutent une part sombre à la musique du groupe, et la partie finale confirme cette noirceur avec des riffs planants et mystiques. Ignis Faatus prend la suite, et le titre nous écrase peu à peu sous des riffs gras, des frappes inquiétantes et des harmoniques perçantes.
La vitesse reprend avec Chant of Formless Dread, un morceau aux leads incisifs qui contrastent avec la lourdeur des hurlements. Si la rythmique a tendance à ralentir, l’effet horrifique des choeurs renforce l’ambiance instaurée par le groupe, tout comme pour Shadow-Blade Masters of Tempest and Maelstrom et ses riffs noirs. On retrouve cette touche pesante, ainsi que des leads transperçants et hypnotiques, tout comme sur Scribes of the Stygian, un titre à la fois oppressant et mystique. Les riffs impies sont entêtants, et si on savoure sans modération cette noirceur, il n’est pas impossible de se sentir observé. La rythmique est également très intense sur Unborn Ambrosia, et l’introduction nous amène finalement à une explosion de violence irrésistiblement entraînante. L’accélération surprend, mais s’intègre parfaitement à à cet ouragan de Death Metal avant de revenir à une fausse quiétude. Fury’s Manifesto porte à merveille son nom, puisque la rage s’empare immédiatement des musiciens pour nous offrir deux minutes sur lesquelles on ne peut qu’avoir envie de se briser la nuque avant Siege Hive. Ce dernier morceau permet au groupe de nous offrir une dernière tranche de cette folie qui habite leurs riffs, et c’est après un final puissant que le son s’arrête.

Si Incantation n’a plus rien à prouver, Sect of Vile Divinities nous montre que la réputation du groupe n’est pas usurpée. Grâce à leurs riffs gras et sombres, les musiciens nous offrent douze compositions impies qui restent fidèle à cet esprit Old School.

90/100

English version?

One thought on “Review 378 : Incantation – Sect of Vile Divinities

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.