Review 437 : Asphyx – Necroceros

Vous connaissez tous Asphyx.

La réputation du groupe n’est plus à faire, car depuis sa création en 1987 aux Pays-Bas, le groupe mené par Martin van Drunen (chant, Grand Supreme Bloodcourt, ex-Pestilence, ex-Hail of Bullets) ravage la scène Death Metal. A la guitare, Paul Baayens (Siege of Power, Thanatos, ex-Hail of Bullets), à la basse Alwin Zuur (Berzerker Legion, Grand Supreme Blood Court) et à la batterie Stefan Hüskens (Metalucifer, Decayed, Desaster, ex-Sodom), je vous présente Necroceros, le dixième album.

Digne successeur d’une excellente série de trois albums destructeurs, Necroceros était attendue comme le messie. Et rassurez-vous, la qualité est au rendez-vous. Le Death/Doom Old School n’a pas vieilli, et le mix de Sebastian « Seeb » Levermann (Orden Ogan) lui rend même hommage, sans compter l’exceptionnelle voix du chanteur ! C’est avec The Sole Cure Is Death que nous découvrons ce bloc de graisse massif, illustré une fois de plus par Axel Hermann. Le son est tout aussi épais que puissant, et sublime à la fois la rythmique sur laquelle la fosse se déchaînera que les leads perçants. Mais le groupe n’hésite pas à ralentir pour un son imposant, comme sur Molten Black Heart et ses tonalités inquiétantes. Les riffs sombres sentent la mort et la langueur, tout comme sur Mount Skull, et il est aisé de deviner que les récents événements mondiaux ont inspiré le groupe. Des passages épiques donnent une saveur particulière à Knights Templar Stand, un morceau mélancolique mais solide, puis c’est la longue Three Years Of Famine qui frappe. Le titre développe autant les leads lancinants et tristes que cette rythmique pesante et mélodieuse, entrecoupée de breaks plus doux. On repart dans la violence pure pour Botox Implosion, un titre explosif et plein de rage, mais qui reste très régulier, tout comme In Blazing Oceans, un titre intense, lent et lourd. Les riffs sont empreints de cette sombre mélancolie, tout comme l’entraînante The Nameless Elite. Le morceau fait à la fois honneur aux racines de la formation tout en proposant de légères accélérations. Yield or Die propose d’étranges tonalités joyeuses qui se mêlent parfaitement bien à une rythmique solide, puis c’est la massive Necroceros qui referme l’album dans la violence. Une écrasante lenteur, une étouffante lourdeur et un son gras savoureux, voilà ce que vous pouvez attendre de ce long titre final.

Asphyx propose une fois de plus un album d’une qualité exceptionnelle. Entre la lenteur de leur Death/Doom reconnaissable, la rage du Death Old School et leur touche personnelle, Necroceros se hisse sans mal dans le haut du classement de 2020. La race humaine est condamnée et seule la mort est réelle.

95/100

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