Review 440 : Tassi – Northland One & Northland Two

Pour sa première sortie, ce n’est pas un mais bien deux albums que nous propose Tassi.

Créé par Dryad (chant/composition/tous instruments, Bliss-Illusion) en Chine, l’homme nous offre Northland One et Northland Two qui sortent simultanément.

Flirtant entre des sonorités ambiantes douces, un Blackgaze planant, un Post-Black étouffant et des éléments Folk, le son de Tassi est représenté par un personnage. Un troubadour qui cherche Uni, sa bien-aimée, tout en voyageant et parcourant le monde. Mais pas seulement notre monde, puisqu’il visite également des dimensions mystérieuses, des paysages fantastiques de l’imaginaire bouddhiste et plus que son corps, c’est également son esprit qui voyage. Le trajet de Tassi est aussi merveilleux qu’enrichissant, accompagné parfois de claviers, de murmures, d’une guitare ou de plusieurs instruments. Les passages doux succèdent aux riffs Black Metal accompagnés de hurlements oppressants, puis ce sont les claviers qui apportent la lumière, avant qu’une rythmique plus joyeuse ne revienne. On notera l’omniprésence de cette dualité entre ombre et lumière, joie et terreur, amour et souffrance, qui termine toujours dans le seul but de recommencer. Hurlements, chant clair, chœurs, effets vocaux et paroles en chinois se chevauchent, prouvant une fois de plus la richesse mais également la diversité des sons du groupe, tout comme l’alternance des influences.

Au total, ce sont vingt titres qui composent cette première approche, dix par album, qui représentent ce voyage initiatique, au cours duquel le personnage, après avoir trouvé Uni, fera des expériences plus sombres, plus dangereuses, et plus ancrées dans l’ésotérisme, voir même l’occulte. Il ouvrira un livre de littérature ancienne, ira même jusqu’à créer un langage, se perdre dans les limbes de l’esprit et des rêves, puis il verra les enfers s’ouvrir devant lui, et lui montrer une face plus sombre, plus inquiétante et plus violente du monde. La folie, la rage et la peur commencent à hanter son esprit, puis il reviendra finalement dans notre monde après avoir pris conscience de toute son aventure, et partira à nouveau en voyage, afin de trouver Uni à nouveau.

Plus que de la musique, Tassi propose un voyage cathartique. Si Northland One est plutôt doux, avec tout de même quelques passages plus sombres, Northland Two nous montre l’inverse, avec une mise en avant de la noirceur et de la violence. Dans tous les cas, les deux albums doivent s’enchaîner sans aucune pause.

90/100


English version?

European Artwork

One thought on “Review 440 : Tassi – Northland One & Northland Two

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.