Review 489 : Dead Exaltation – Despondent

L’Inde est à l’honneur avec Dead Exaltation !

Créé en 2015 le groupe débute avec cinq musiciens. Mais le temps fait son affaire, et le quintet devient un trio, jusqu’au décès de Mradul Singhal (guitare/basse). Satyajit Gargori (chant) et Aditya Oke (batterie) décident de mixer et sortir Despondent, leur premier album, en honneur de leur ami.

Vous l’avez compris à leur nom, le combo joue du Death Metal. Mais à cette base assez Old School au mix moderne et gras, ils ajoutent des influences Tech/Prog complexes, faisant de cet album un véritable bloc de violence. Neuf titres, un peu plus d’une demie-heure, et c’est avec Gloom que la leçon commence. Une intro effrayante suivie d’Involuntary Emasculation, un titre à la rythmique solide, des hurlements caverneux, et une batterie très efficace. Il n’en faut pas plus pour avoir envie de remuer la tête, puis de se ruer dans la fosse, tout comme pour Coerced Sewer Ingest.
Les racines Old School sont présentes, et c’est dans la rage que le groupe s’exprime, tout en incluant des passages groovy et brutaux. Le break final nous lâche sur The Conversation, un sample angoissant sur lequel on reprend son souffle avant de revenir dans la fosse sur The Psychology. A cette base lourde s’ajoutent des leads entêtants, qui accélèrent et proposent des tonalités plus aériennes et dissonantes. Le break calme propose des accents plus sombres et mélancoliques avant ce doux final, puis c’est The Transformation qui frappe. Le titre se base sur des riffs techniques et dissonants créés dans le seul but de briser des nuques, alors qu’Omnia Mors Aequat propose une introduction inquiétante avant un ouragan de violence. Le morceau reste axé sur du Death Metal, mais on sent que les riffs sont sombres, break compris.
In pursuit of pioche dans le Death Mélodique groovy pour contraster la base déjà riche du groupe, tout en apportant ces tonalités hargneuses et efficaces, qui s’alourdissent vers la fin. Despondent, le dernier titre nous propose une avalanche de cette violence Old School que le groupe nous sert depuis le début, sans jamais oublier ces pointes de technicité, de groove, et de lourdeur. 

En plus d’être efficace, la démarche de Dead Exaltation est belle. Despondent a beau être le premier album du groupe, il est solide, et les titres vont vous faire regretter de ne l’écouter qu’à la maison. Un superbe hommage, hail Mradul.

85/100

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