Review 577 : The Lion’s Daughter – Skin Show

Que savez vous de l’expérimentation ? The Lion’s Daughter la maîtrise.

Créé en 2007 aux Etats-Unis par Rick Giordano (chant/guitare), Erik Ramsier (batterie) et Scott Fogelbach (guitare puis basse, Bastard, ex-Love Lost But Not Forgotten), le groupe débute avec un Blackened Sludge Metal aux accents Prog/Death et passe soudainement à un Metal teinté de Synthwave. Skin Show, leur quatrième album, c’est ça. 

On commence avec Become the Night, un titre très entraînant mais aussi très lourd qui pioche dans les sonorités Old School du groupe, créant un contraste intéressant. Les hurlements et les riffs saturés se mêlent aux claviers entêtants, tout comme sur l’énergique Curtains, où le groupe propose des riffs prenants. On se sent happé par cette énergie et ces sons modernes inquiétants, qui mélangent les influences de la formation, alors que Neon Teeth revient nous happer avec ce contraste. La base nous rappelle le thème de L’Exorciste, la rythmique est lourde, dissonante et planante, puis Dead in Dreams appelle cette mélancolie oppressante orchestrée par des claviers épais. On sent des tonalités épiques, mais également du Sludge gras dans les riffs coupés par des harmoniques perçantes, alors que Werewolf Hospital renoue avec cette rage sauvage. Les influences Death Metal sont indéniables, tout comme les parties plus sombres.
Sex Trap prend la suite avec des claviers doux et envoûtants, qui permettent au groupe de placer des riffs aériens dissonants et des hurlements oppressants alors que Snakeface présente des parties plus accessibles. Autant dans la rythmique que dans les claviers, le son est plus doux, mais les hurlements sont cependant plus sombres. Une ambiance angoissante s’installe, entre cette noirceur dérangeante et des parties entêtantes au clavier qui conservent des accents horrifiques. All Hell is Mine joue également sur de lourdes parties Electro pour permettre aux riffs simples et dissonants de prendre toute leur ampleur avant que le groupe ne se décide à nous offrir cette rythmique groovy et épaisse. Le titre se base essentiellement sur les ambiances Synthwave, tout comme Skin Show, le titre éponyme. La rythmique nous offre cette fausse quiétude dansante, qui débouche sur The Chemist, un titre lancinant et oppressant qui prend les éléments les plus noirs de l’Electro et du Metal pour refermer l’album. 

L’évolution de The Lion’s Daughter leur permet d’explorer des tonalités étranges et fascinantes. Skin Show joue sur une oppression attrayante et une lourdeur dissonante pour placer des leads planants qui contrastent avec cet univers étrange, mais captivant. Et on en redemande.

85/100

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