Review 1236 : Entrails – An Eternal Time of Decay

Entrails revient vomir son Death Metal avec un septième album.

Créé en 1990 en Suède, le groupe ne sort rien puis s’arrête en 1998 avant de revenir en 2008. Aujourd’hui, Jimmy Lundqvist (guitare), Pontus « Penki » Samuelsson (basse/chant, Gravestone), Arvid Borg (batterie) et Markus Svensson (guitare, Nuclear Salvation) nous offre An Eternal Time of Decay chez Hammerheart Records.

On débute sur l’inquiétante An Eternal Time of Decay, l’introduction éponyme, qui nous oppresse lentement avant que le son gras de Die to Death ne prenne la suite avec des leads perçants et une rythmique accrocheuse. Les hurlements puissants se posent avec fracas sur cette base violente trempée dans les racines du Death à la suédoise, tout comme sur Fear the End et son énergie morbide. Le blast entrainant permet aux riffs groovy de nous faire remuer la nuque tout en nous matraquant en continu, puis le groupe placera quelques leads sombres avant la fin, qui nous mène à The Dead et son sample introductif. La rythmique ne tarde pas à arriver et à nous écraser avec des sonorités et des choeurs hurlés très Old School qui collent parfaitement à l’ambiance du morceau, puis Slayed to a Pile of Flesh continue dans cette ambiance agressive aux leads déchirants. Bien que le tempo soit amené à ralentir légèrement sur certaines parties, on conserve cette rage permanente dans la voix rocailleuse, puis Open Casket Feast nous fait immédiatement replonger dans cet océan sanglant et dévastateur. Les riffs sont aussi Old School qu’efficaces, faisant de ce morceau l’un des plus ravageurs, puis le son s’éteint peu à peu avant que Dead by Evil ne nous offre quelques notes horrifiques avant de lâcher les riffs gras et groovy. Le refrain est simple mais incroyablement efficace, et il laisse également les musiciens placer des influences Grind ainsi que des harmoniques plus mélodieuses, alors que Inverted Graveyard renoue avec la noirceur et les éléments inquiétants. Le titre reste accrocheur et efficace, tout comme Autopsy et ses parties saccadées qui contribuent à la force des riffs malsains et gras. L’album se poursuit avec la puissante Reborn in Worms qui conjugue une violence brute et directe qui ralentit à peine pour placer des refrains pesants ou un solo mystérieux, puis il prend fin sur Possessed et sa rage viscérale qui sera l’une des meilleures armes du groupe pour faire remuer les fosses du monde entier.

Entrails ne m’a jamais déçu, et ce n’est pas An Eternal Time of Decay qui va changer mon avis sur le groupe ! Les musiciens manient à la perfection leurs racines suédoises, créant une vague de violence brute qui peut ralentir ou devenir plus mélodieuse, mais qui reste toujours grasse et accrocheuse.

90/100

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