Review 1806 : Gateway – Galgendood

Gateway sort de sa tombe.

Créé en 2014 en Belgique par Robin van Oyen (chant/tous instruments, Iron Death, Terre), le multi instrumentiste mettra son projet en pause entre 2018 et 2020 avant de revenir pour finalement signer avec Transcending Obscurity Records pour la sortie de Galdendood, son deuxième album.

The Coexistence of Dismal Entities, le premier titre, ne mettra pas longtemps à laisser la lenteur et l’oppression nous écraser. Les hurlements massifs se mêlent à l’imposante masse sonore dissonante et à une double pédale ravageuse pour renforcer les riffs caverneux qui nous mènent à l’impie Sacrificial Blood Oath In The Temple Of K’zadu qui place habilement quelques tonalités ritualistiques. Les leads sont relativement plus mélodieux, offrant des éléments entêtants que l’on prendrait presque pour des choeurs dans cet océan de noirceur intense et régulier qui va finalement s’éteindre pour laisser sa place à Nachtritueel (Evocation) et à sa courte cérémonie païenne inquiétante. L’ambiance reste pesante, mais elle explosera à nouveau lorsque Scourged At Dawn viendra nous piétiner avec sa lenteur pachydermique et sa saturation dévastatrice, abritant les habituels hurlements inquiétants et harmoniques cinglantes en arrière-plan. Des leads transcendants nous ouvrent la voie jusqu’à Bog Bodies Near The Humid Crypt, une composition similaire à la précédente qui conserve cette approche étouffante constante avant que la rythmique ne se mette à accélérer légèrement avant de renouer avec la lenteur entêtante, puis de laisser place au dernier morceau. Intitulé Galgendood – Dagritueel – Duvelsput, il nous enfermera définitivement dans cet écrin aussi sale et sombre que majestueux et intrigant, laissant le musicien lier sa lenteur extrême avec des sonorités brutes, qui se refermera définitivement avec le final ravageur.

Gateway propose un univers brut et sombre qui trouve ses influences entre Death et Doom pour faire de Galendood un caveau dont on ne peut s’échapper, nous condamnant à nous faire écraser pour l’éternité par des riffs lents et des parties vocales fantomatiques massives.

90/100

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