
Redivider finalise cinq ans de travail.
Après une première démo en 2022, le groupe composé de Jacob Spencer (chant), Jake Atha (guitare, ex-Deteriorot), Paul Nunavath (guitare), James Goetz (batterie, Deteriorot, ex-War Curse) et Xander Farrington (basse, Rituaal, ex-Cadaverous) dévoile enfin Sounds of Malice, son premier album, via Third House Communications.
Quartered & Devoured débute avec une approche Old School très directe, proposant des riffs bruts et des rugissements sauvages qui renforcent l’évidente brutalité de la rythmique qui nous matraque assez uniformément, proposant des passages légèrement plus criards grâce aux harmoniques. La touche travaillée rend les accélérations encore plus agressives, nous faisant remuer le crâne avant de passer à la courte Sounds of Malice et ses ruades effrénées qui ponctuent naturellement un son abrasif et saccadé bourré de blast ravageur fait pour nous marteler vigoureusement les tympans. Les solos proposent une touche intrigante, puis c’est avec un groove accrocheur que Shackled to Existence prend le relai en mélangeant lourdeur et patterns assez simples, laissant les leads jouer sur des tonalités inquiétantes qui accentuent l’oppression avant que le break ne nous accorde un très court instant de répit pour annoncer la moshpart, puis c’est au tour d’Apocalyptic Waste de proposer ses riffs entraînants à allure variable. Le morceau est assez contrasté, délivrant à la fois des pointes de technicité intéressantes et des passages très simplifiés aux palm-mutes ravageurs, mais aussi quelques touches dissonantes avant de passer à Fratricide ou la rythmique épaisse renaît immédiatement grâce à un son très sale où l’agressivité sévit en permanence, laissant la batterie mener les différents assauts. Le titre ralentit progressivement puis fait place à Bask in the Rot qui place ses riffs torturés dans une dynamique très énergique où les vagues de violence se suivent mais ne se ressemblent pas, dévoilant un enchaînement assez intéressant qui sera intéressant à exploiter en live. On passe cependant assez vite à Left to Rot qui propose des sonorités assez similaires, que ce soit en terme d’accélérations imprévisibles ou de passages brusques, et c’est avec cette dernière couche de rage entraînante que le groupe met fin à son album, non sans nou offrir un jeu de guitare un peu plus développé vers les derniers moments.
En un peu moins de trente minutes, Redivider nous montre que leur Death Metal peut prendre de multiples formes, mais qu’il reste toujours brut et saccadé. Sounds of Malice plaira aux amateurs de tonalités Old School, mais reste un peu court pour apprécier pleinement sa violence.
80/100
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