Review 3074 : Ov Sulfur – Endless

Ov Sulfur est lancé.

Après avoir signé son premier album chez Century Media Records, le groupe américain mené par Ricky Hoover (chant, ex-Suffokate), Chase Wilson (guitare/choeurs), Leviathvn (batterie, ex-Dawn of Ashes), Josh Bearden (basse) et Christian Becker (guitare, Bulwargà) entame 2026 avec Endless, son deuxième album.

L’album débute avec Endless//Godless, un titre introductif déjà assez massif ou vocaliste et riffs épais sous-accordés se rencontrent pour une première danse assez simple mais efficace, suivie de la véritable déferlante qui débute avec Seed ou l’on sent que l’agressivité s’enflamme littéralement, soutenue par les orchestrations. Quelques touches de chant clair rendent les refrains intenses, mais l’instrumentale reste toujours aussi violente, laissant blast et riffs effrénés se relayer pour nous briser la nuque en nous conduisant à l’angoisse sur les premiers instants de Forlorn. Le morceau est bien évidemment suivi des différents cris tous aussi possédés les uns que les autres qui habitent une rythmique saccadée et pesante, mais le groupe y ajoute à nouveau ce contraste vocal accompagné de leads perçants avant que le son ne redevienne plus oppressant sur Vast Eternal, la composition suivante, ou l’on peine à se raccrocher à quelques harmoniques dissonantes pour ne pas finir enseveli sous le flot destructeur des musiciens. La moshpart assassine ne laissera aucun survivant en live, mais le titre est long et nous piétine en continu avant que Wither ne vienne nous accorder un moment de répit avec son sample introductif un peu trop doux complété par le duo basse/batterie très groovy et le chant clair qui annonce cependant le retour de la rage. Le morceau sonne d’abord comme une balade, mais on sent que les riffs se renforcent un peu, accueillant un solo travaillé avant ce final étrange, mais le groupe nous souffle à nouveau avec Evermore, titre suivant qui revient aux éléments les plus agressifs sans négliger les claviers et autres orchestrations. Les breaks monstrueux feront des émules, surtout en comparaison avec les refrains, puis le groupe passe à Dread ou il accueille son premier invité en la personne de Josh Davies d’Ingested qui vient renforcer la puissance de feu vocale, mais on note que le morceau tente une feinte vers son centre avant de repartir de plus belle. Johnny Ciardullo (Carcosa) rejoint le groupe pour Bleak, prêtant ses hurlements bestiaux à ceux du vocaliste entre deux passages plus majestueux, proposant de véritables déferlantes avant de nous laisser reprendre notre souffle en arrivant à A World Away. C’est cette fois en compagnie d’Alan Grnja (Distant) que les musiciens vont distiller leur violence, ne manquant pas de revenir au chant clair pour accompagner les mélodies les plus marquées, mais le titre passe un peu rapidement à mon goût, atteignant finalement Endless//Loveless ou les racines Metalcore/Alternative Metal resurgissent et permettent au groupe de clore son album tout en douceur, privilégiant les riffs mélancoliques et le chant clair avec toutefois un petit sursaut d’énergie pour le solo, et un vocaliste qui s’aventure dans les tonalités les plus aiguës.

Comme à son habitude, Ov Sulfur délivre une puissance de feu démentielle sur ses riffs les plus agressifs, mais le groupe n’hésite pas à s’aventurer avec Endless dans des tonalités plus majestueuses, et surtout à intégrer encore plus de chant clair pour accentuer le contraste. L’évolution est en marche.

85/100

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