Review 3080 : Void Monuments – Posthumous Imprecation

Void Monuments officialise sa renaissance.

Après une courte existence entre 2020 et 2022, le projet russe mené par Kreator (guitare, Khashm, Melkor’s Spell, ex-Septory, ex-Ulvdalir…) se met en pause, puis recrute Ivan (basse, Kolossus, Voice of Drenai), Bestial Barlog (batterie, Kolossus), P. Doom (guitare, ex-Morgenstern) et Oleg Malleus (chant, Pyre) avec qui il sort une démo en 2024. En 2026, Posthumous Imprecation, leur premier album, sort grâce à Blood Harvest.

Dès l’introduction de l’album, le groupe affiche une certaine froideur angoissante empruntée au cinéma d’horreur, notamment grâce aux claviers caractéristiques qui nous préparent pour la volée assénée par Epitome Of Fear, premier titre aux racines Old School brutales et assumées sur lesquelles les rugissements s’intègrent. Tout dans ces riffs implacables appelle à la violence, et même les quelques moments de flottement sonnent comme un appel à secouer frénétiquement le crâne lors de la reprise, profitant des racines Death Metal virulentes pour accentuer l’agressivité tout comme sur Devilish Prophecies qui fait renaître le chaos à une allure plus lente. La désolation des premiers instants fait place à l’épaisse fureur de la rythmique qui sévit désormais à pleine vitesse sous les grognements d’Oleg, et si le groupe ralentit, ce n’est que pour laisser l’angoisse refaire surface avant de charger à nouveau vers Decapitate The Saints qui nous autorise un moment de répit, puis qui nous frappe avec ses riffs accrocheurs. On notera des patterns assez massifs sur ce titre, mais également un passage encore plus brut qui débouche sur une nouvelle vague de puissance puis sur un solo avant de rejoindre Ascent to the Crucifixion et ses tonalités imposantes, presque majestueuses, qui s‘abattent sur nous en profitant des influences Black malsaines. L’accélération ne se fait pas attendre, et les riffs déferlent sous une double pédale épaisse qui dicte le pas, laissant les leads torturés s’y intégrer un court instant avant de reprendre leur matraquage qui ne prend fin que lorsqu’Invocation lui emboîte le pas après s’être à peine essouflé. Cette nouvelle composition démarre sur les chapeaux de roues, frappant sans relâche entre blast, vociférations et instrumentale efficaces à bonne allure qui s’autorisent tout de même quelques moments plus doux lors du solo, mais les vagues de férocité foncent à nouveau vers The Sign of Blasphemy qui s’empresse de frapper à son tour. On sent une fois de plus les touches malsaines et occultes que le groupe intègre à ses harmoniques sanglantes, notamment lors des moments les plus lents tout comme sur l’introduction de Father of Sin qui prend la suite grâce à une introduction angoissante, mais qui laissera rapidement place à sa véritable forme et nous maltraite une dernière fois avant de mettre fin à l’album sans sommation.

Void Monuments sait autant frapper fort que créer une atmosphère angoissante, que ce soit grâce à des claviers horrifiques ou des leads pesants. Posthumous Imprecation se classe aisément parmi les albums de Death Old School aux racines sombres qui feront la joie des amateurs.

85/100

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