
Elwood Stray s’arme d’un nouvel album.
Pour célébrer les dix ans du groupe, Maik (chant), Fabi (guitare/chant), Niels (guitare), Ralle (basse) et Raphael (batterie) dévoilent Descending avec l’aide d’Out of Line Music.
Le combo allemand choisit la modération en démarrant avec Doom, un titre introductif d’abord assez brumeux mais qui laisse les hurlements du vocaliste appeler une rythmique simple mais lourde pour rejoindre Evolve où les riffs explosent réellement, enchaînant les passages plus accrocheurs les uns que les autres. Si les racines Metalcore sont plus qu’évidentes, on sent aussi les touches Post-Hardcore plus saisissantes qui sont à l’oeuvre comme sur le refrain où le chant clair remplace temporairement les cris alors que Shattered préfère une introduction un peu plus douce qui teintera la rythmique. Malgré l’évidente agressivité, on trouve surtout des touches joyeuses avant le break écrasant qui mène à Crocodile Tears où le groupe revient à une approche plus énergique et facilement fédératrice, proposant tout de même des éléments Electro samplés pour les refrains. Le manège se poursuit jusqu’à la moshpart dévastatrice, puis un dernier refrain mené par Fabi nous emporte vers Error où le groupe est rejoint par Timo d’Our Mirage pour renforcer la force de frappe vocale pendant que la rythmique se déchaîne également. Le morceau passe naturellement la main à Nevermind qui prend le relai à bonne allure, dévoilant une rythmique furieuse aux influences Old School surprenantes mais extrêmement efficaces avant la pause douceur que nous réserve Detached, le titre suivant. S’il part comme une balade simplement composée de voix et d’une instrumentale électronique, on sent que la saturation n’est pas loin, preuve en est sur la deuxième moitié qui mène à Ivory Tower, un morceau de moins de deux minutes qui libère toute la fureur avec un phrasé et une rythmique frénétiques dans un premier temps, puis des racines Beatdown épaisses pour la suite. Retour à l’énergie avec Neon Fade qui sévit par vagues jusqu’à l’embrasement central, puis c’est un solo assez planant qui vient apaiser notre esprit avant que l’album ne prenne fin avec Genesis qui revient une fois de plus à une simplicité entraînante et sans surprise un climax sur les hurlements furieux de Maik qui donne de sa personne sur le break.
Les fans d’Elwood Stray auront ce qu’ils attendent avec Descending, des titres courts mais incisifs et très directs qui assument jusqu’au bout leur énergie communicative. On aurait cependant apprécié un peu plus de riffs ou de morceaux pour passer la barre de la demie-heure.
70/100