Review 3114 : Slaughterday – Dread Emperor

Slaughterday est un monstre de productivité.

Quelques mois à peine après la sortie de leur dernier EP, le duo Jens Finger (guitare/basse, Temple of Dread) et Bernd Reiners (chant/batterie, ex-BK 49) nous dévoile son sixième album, Dread Emperor, chez Testimony Records.

Enthroned affiche rapidement la couleur : l’album Dread Emperor pue le Death Old School jusqu’au bout des riffs, affichant cette lenteur pesante qui rend les harmoniques épiques, puis Obliteration Crusade accélère le pas d’un seul coup et accueille les premiers rugissements emplis de rage de Bernd. Chaque instant de ce morceau est dédié à la violence, qu’il soit rapide et furieux ou plus lourd et oppressant, alternant habilement les deux approches en annonçant les accélérations, puis on revient à un son très régulier pour Rapture of Rot, dont l’introduction fera plaisir aux fans du style. Le blast qui suit est solide, mais on notera aussi ce solo travaillé avant un nouveau déferlement de violence, laissant toutefois la place d’honneur à la guitare lorsque c’est nécessaire, puis Astral Carnage vient prendre le relai avec une approche assez similaire qui délierait la nuque d’un mort, ou au contraire nous plongerait dans la tombe tant ses leads sont macabres. Le groupe remet aussitôt le couvert avec Subconscious Pandemonium, titre violent qui s’offre quelques parties groovy très accrocheuses de temps à autres avant de piocher dans le Death/Doom pour le morceau éponyme Dread Emperor qui assume sa lenteur infernale, mais qui peut également proposer une belle accélération pour accompagner le solo. Nouvelle intro inquiétante avec The Forsaken Ones, composition assez bien rythmée qui sait capter notre attention pour déverser toute sa violence et ses harmoniques perçantes alors que Necrocide démarre par un court solo avant de frapper, offrant toujours un créneau à sa guitare. La rythmique adopte des touches Death’n’Roll entraînantes pour Dethroned, créant des moments où le headbang sera obligatoire, mais également d’autres où l’on savoure simplement les touches angoissantes avant de passer à Golem, reprise du groupe allemand Protector qui conserve toute sa folie dans les leads, mais aussi son efficacité dans les riffs, en faisant un parfait titre de clôture.

Si vous ne l’avez pas encore compris, Slaughterday est en train de monter au sein de la scène Death, et c’est plus que mérité ! Il n’y a aucun faux pas sur Dread Emperor, l’album déballe les riffs les uns après les autres et ne fait aucun compromis.

90/100

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