Review 3122 : Coscradh – Carving The Causeway To The Otherworld

Coscradh est revenu.

Suite à son premier album sorti en 2022, le groupe mené par Ciarán Ó Críodáin (guitare/chant, Callous Master), Hick Ó Aodha (basse/chant, Atheos), Jason Keane (guitare/claviers, Sacrilegia, ex-Vircolac) et Boban Burger (batterie, Belial’s Throne) s’allie à 20 Buck Spin pour son deuxième album, Carving The Causeway To The Otherworld.

Five Fifths Awaken nous expose d’abord à une quiétude inquiétante, puis à des riffs simples mais oppressants qui accompagnent quelques gémissements, puis la batterie se met en branle et dynamise sensiblement le mélange, menant à Carving the Causeway to the Otherworld ou les gémissements se transforment en râles puis en hurlements terrifiants. La rythmique devient elle aussi bien plus agressive mais également plus chaotique, n’hésitant pas à ralentir pour laisser les leads apporter leur dose d’inquiétude avant de laisser Adhradh Dé Ghoac distiller un Black/Death putride et épais à souhaits, mais aussi des parties vocales monstrueuses. On retrouvera également des parties bruitistes pesantes qui contribuent à ce chaos ambiant, puis c’est avec Caesar’s Revelation (Hibernia L. VI V. XIV ad XVI et XXIV) que l’album se poursuit, dévoilant un son impénétrable qui accélère et ralentit de son propre chef sans même crier gare. Les hurlements sont pourtant légions, et même s’il se suivent, ils ne se ressemblent pas, ne nous laissant respirer qu’avec The Calling qui permet un temps mort d’une petite minute avant d’enchaîner sur Scythe of Saturn qui revient déballer toute sa férocité sonore. Rythmique et harmoniques se liguent contre nos tympans pour proposer des tonalités assourdissantes tout en restant dans des éléments Old School violents à bonne allure, nous projetant finalement sur Badhah’s Shadows qui prend le relai et nous propose à son tour des riffs changeants. Tout dans ce morceau semble vouloir nous faire remuer la nuque tout en nous étouffant, finissant même par lâcher des leads déstructurés pour couronner le tout avant de passer à la très longue Opening the Gates to Styx, Nix, Kerberos and Hydra, composition finale et véritable clou du spectacle qui, tout au long de ses neuf minutes, fera vivre un enfer aux amateurs de mix aseptisée tant chaque note est vomie, hurlée, écartelée pour finalement devenir plus lent et réaccélérer vers ses sonorités cauchemardesques qui finiront enfin par rejoindre le calme.

Il est important de préserver les personnes innocentes de la noirceur de Coscradh. Si la folie et l’oppression font partie de ce que vous recherchez, Carving The Causeway To The Otherworld sera votre album de chevet pour un long moment.

85/100

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