
Amis du romantisme bonsoir, Sanguisugabog s’invite pour votre Saint-Valentin !
Faisant escale dans la Capitale de l’Amour en ce 14 février, ils sont suivis par les tout aussi délicats Fulci, Gates to Hell et Celestial Sanctuary pour donner à Petit Bain une allure de croisière, menée par le capitaine Garmonbozia Inc. !
On attaque donc avec Celestial Sanctuary, quatuor anglais dont je découvre le son… et qui a de l’énergie à revendre dès ses premiers instants de jeu ! Mené par Thomas Cronin (guitare/chant), le groupe fait déjà headbanguer la fosse tout en balançant des riffs solides et groovy à souhaits sous des hurlements féroces, ne s’arrêtant que pour demander circle pits et autres mouvements tout aussi saccadés que leur son. On relèvera quelques solos perçants pendant que le reste du groupe déverse une rythmique massive, mais aussi un peu d’aide aux hurlements de la part de Matt Adnett (guitare), mais le sort des premières parties est cruel, et le frontman sera contraint d’annoncer “we have one more song then we gonna fuck off” avant de nous offrir une dernière vague de violence pour bien faire tanguer le bateau, puis rendre sagement les armes sous les acclamations. Une ouverture de qualité !
Setlist: Puddles of You Reflect the Filth Within – Rid the Gormless – Swivel Eyed and Gurning in the Shadows – Biomineralization (Cell Death) – Worm – Choking on the Rotten Seed
La pression redescend doucement puis remonte d’un seul coup lorsque Gates to Hell monte sur scène et que Ryan Storey (chant) lâche “Let’s move, Paris!”, faisant immédiatement repartir la foule dans ce torrent de Death Metal aux influences Hardcore bien marquées. Les musiciens restent en retrait (on entendra d’ailleurs le bassiste sans le voir), laissant toute la place au vocaliste qui encourage au stage dive à coups de “Don’t be afraid to jump up there”, “I need chaos” ou encore “push pit, push everyone” en plein titres, et malgré le petit souci technique que le groupe subira au début du set, tout se passe à merveille pour les américains ! Leurs titres sont courts mais d’une efficacité redoutable, et il n’en faut pas plus au bateau pour subir les assauts répétés des mosheurs et autres slammeurs qui en redemandent. Comme j’ai pu le dire au chanteur par la suite, le groupe a vraiment fait forte impression ce soir !
Setlist: Disfigured – A Summoning – Crazed Killer – Hell’s Warrior – Human Extinction – Weeping In Pain – Death Comes To All – Midnight Sacrifice – Next to Bleed – Drenched In Your Blood – 21 Sacraments – Dissimulation – Resurrected – Fortress of Torture
La foule se masse d’un seul bloc jusqu’à derrière la régie son lorsque l’écran annonce enfin le début du show de Fulci. Nous sommes avertis comme au cinéma : les images ne sont pas pour tout le monde, et c’est précisément pour celà que je suis là, en grand amateur de films d’horreur que je suis. Aucune façade, uniquement des spots rouges qui éclairent à peine les musiciens, à l’exception de l’imposante silhouette de Fiore Stravino (chant) qui headbangue en rugissant au plus près du public pendant que le film défile, annonce les titres suscitant des acclamations, puis repart sur le gore et l’horreur du réalisateur Lucio Fulci (j’espère que vous aviez suivi). Pas de mots entre les titres, quelques claviers rétro se chargeant d’assurer les transitions, mais les morceaux défilent et frappent toujours plus fort pendant que le public en ébullition moshe comme si sa vie en dépendait alors que les musiciens assurent un show aux petits oignons. Nous aurons tout de même droit à un “We have two songs left” pour signaler la fin du show, puis ce sont Tomb et Eye Full of Maggots qui viennent nous achever. Un véritable rouleau compresseur !
Setlist: Glass – Rotten Apple – Human Scalp Collection – Apocalypse Zombie – Lonely Hearts – Maniac Unleashed – Voodoo Gore Ritual – Tropical Sun – Splatter Fatality – Legion of the Resurrected – Fucked With a Broken Bottle – Among the Walking Dead – Tomb – Eye Full of Maggots
Tout le monde souffle, et un remix Trap de Sanguisugabog se fait entendre pour accompagner nos derniers moments d’attente. Le groupe monte sur scène, line-up un peu modifié (Eric Morotti de Suffocation derrière les fûts et Cody Davidson à la guitare au lieu de la batterie), mais prêt à tout ravager, et c’est précisément ce qu’il fait ! Il n’a pas fallu trois secondes au public pour se remettre à remuer sous les vociférations de Devin Swank (chant) pendant que ses camarades nous tabassent à grands coups de riffs dont ils ont le secret en grimaçant. Pas de doute, les américains savent y faire, et lorsque l’on voit Cody et Drew Arnold (guitare) se reculer, on sait ce qui va se passer : “This place is your place, jump in and let’s rip this place off”. En plus de se faire rouler dessus par les compositions grasses et groovy du quartet de l’Ohio, le bateau voit défiler les slammeurs qui restent quelques secondes sur scène, headbanguant avec les musiciens avant de repartir sur la tronche de leur voisin. Les quelques moments de répit qui nous sont accordés sont salvateurs, mais la déferlante reprend de plus en plus fort, laissant même le vocaliste nous remercier à coups de “Happy fucking valentine’s day you sexless people”, puis l’ouragan reprend. Nous aurons également droit à cette désormais célèbre réplique “This song is about being dragged by a fucking truck, it’s called Dragged by a Truck” qui remonte encore d’un cran le niveau de débilité mais aussi de violence, puis le show prend fin sur Dead as Shit, qui est pour moi le summum des riffs bas du front, mais qui fait instantanément mouche et aura raison des plus récalcitrants au headbang. Le show se finit avec deux derniers slammeurs : Devin et Drew !
Setlist: Repulsive Demise – Rotted Entanglement – A Lesson in Savagery – Face Ripped Off – Felony Abuse of a Corpse – Ritual Autophagia – Heinous Testimony – Abhorrent Contraception – Mortal Admonishment – Dragged by a Truck – Dead as Shit
La séance de sport est terminée, et le bateau se vide peu à peu de ses occupants transpirants qui ont sans aucun doute perdu quelques points de QI ce soir. Si l’entrée offerte par Celestial Sanctuary et Gates to Hell était déjà excellente, Fulci et Sanguisugabogg nous ont tous deux mis une bien méchante claque en pleine face dont Petit Bain se souviendra encore longtemps ! Merci à Garmonbozia Inc. pour me permettre de m’entretenir mentalement avec de telles dates !
2 thoughts on “Live Report : Sanguisugabog + Fulci + Gates to Hell + Celestial Sanctuary – Petit Bain”