Review 3141 : Varials – Where The Light Leaves

Varials ressort de l’ombre.

Suite à l’intégration de leur nouveau vocaliste Skyler Conder, Shane Lyons (guitare), Mike Foley (basse) Sean Rauchut (batterie) et lui dévoilent leur nouvel album, Where The Light Leaves, chez Fearless Records.

On attaque avec Where the Light Leaves, premier titre d’abord bruitiste qui explose d’un coup et propose des guitares sous-accordées ultra saturées pour accompagner les vociférations de Skyler, présentant l’évolution sonore du groupe. Racines Nu Metal, Hardcore et Industrial se mêlent pour nous tabasser jusqu’à ce que No Lie Untouched ne prenne le relai en nous accordant quelques moments plus vaporeux entre les assauts qui se teintent de plus en plus de la violence en plus d’apporter un groove brut. A peine le morceau fini, Illusions of Loss lui emboîte le pas pour placer sa rythmique abrasive et moderne mais très saccadée qui va droit au but, tout comme sur Conscious Collapse qui adopte les mêmes patterns et nous roule dessus sans aucun mal. Les riffs sont simples mais très efficaces, se diversifiant un peu avec Your Soul Feeds qui nous accorde quelques moments pour souffler tout en intensifiant les éruptions de violence faites de palm-mutes lourds en quasi-continu. Le volume baisse progressivement, rejoignant The Hurt Chamber ou touches Trap et chant clair s’intègrent naturellement au Metalcore violent qui nous entraîne dans ses accélérations, puis quiétude et angoisse fusionnent pour créer [wouldyoufollowme], un interlude digne des plus grands jeux d’horreur, mais l’agressivité revient dès Silent Demise qui explose à son tour sans attendre. On retrouve les patterns vifs et hachés que l’on aime, les traces de dissonance oppressante qui se poursuivent avec Blissful End et sa motivation contagieuse qui nous donne envie de secouer le crâne, avec une capacité fédératrice évidente pour les prochains lives. Romance II (écho au titre Romance de l’album In Darkness de 2019) affiche un parfait compromis entre rage et douceur, prenant la forme d’une balade aux refrains énergiques, puis on continue avec Metanoia qui repart dans sa fureur permanente avec des passages clairement dédiés à la violence gratuite dans le pit. On s’approche de la fin avec I’ll Find The Dark qui nous explose littéralement en pleine face et nous piétine sans ménagement, ne laissant comme moments de répit que de courts passages légèrement moins épais, comme sur le larsen final qui débouche sur [intothequiet] et ses bruits inquiétants qui clôturent l’album.

Les amateurs de riffs simples modernes et ultra-saturés se réjouissent déjà de ce nouvel album de Varials, et vous pouvez être certains que Where The Light Leaves vous fera passer un très bon moment, sur scène comme dans vos enceintes !

80/100

English Version?

One thought on “Review 3141 : Varials – Where The Light Leaves

Laisser un commentaireAnnuler la réponse.