Review 3145 : The Ruins Of Beverast – Tempelschlaf

The Ruins Of Beverast s’éveille à nouveau.

Actif depuis 2003, le projet mené par Alexander von Meilenwald (chant/tous instruments, Truppensturm, ex-Nagelfar, ex-The Nest…) dévoile en collaboration avec Ván Records son septième album studio, Tempelschlaf.

Le titre éponyme Tempelschlaf nous accueille avec un mélange pesant et oppressant entre Black et Doom lancinant, permettant aux parties vocales claires d’émerger naturellement pendant que la batterie instaure un ton assez lourd, créant un contraste avec le reste de l’instrumentale étrangement calme. Les riffs savent parfaitement s’emporter sans devenir trop présents tout comme sur Day of the Poacher qui propose une touche presque enjouée et assez surprenante qui, couplée à l’approche Old School, se montre finalement brute et accrocheuse, s’autorisant à accélérer à son gré pour rythmer le flot troublé. On notera des passages mystiques et des harmoniques fantomatiques pour compléter le tableau, puis Cathedral of Bleeding Statues nous propose un son bien plus calme pour débuter, suivi du retour des riffs lents et malsains. Grognements et chant clair se chevauchent et se répondent, mais la violence finira par l’emporter et nous ballotter dans son blast ravageur jusqu’à ce qu’Alpha Fluids prenne le relai, d’abord avec douceur, puis avec cette énergie sombre et communicative que l’on connaît au groupe qui finit par éclater, teintant même les parties les plus douces. Les claviers ne sont pas en reste, renforçant l’angoisse de certains moments d’agressivité avant de cesser brusquement pour reprendre plus intensément sur Babel, you Scarlet Queen!, le titre suivant, qui nous offre une rythmique bien plus féroce et surtout plus rapide. Les harmoniques restent présentes pour proposer des touches aériennes mystérieuses avant que la base ne devienne encore plus épaisse pour finalement se transformer en véritable berceuse sur Last Theatre of the Sea. Bien que l’introduction soit très douce, elle s’assombrit rapidement et laisse les différentes parties vocales la hanter, provoquant des vagues de noirceur plus ou moins enivrantes ou agressives, mais qui finiront par nous conduire à The Carrion Cocoon, dernière composition et de loin la plus longue qui prend tout son temps pour débuter mais qui une fois en marche nous hypnotise et nous impose son rythme changeant qui passe sans crier gare de la plus grande des douceur à une déferlante de noirceur.

Avec son Black/Doom Atmosphérique sombre et oppressant, The Ruins Of Beverast a déjà conquis nombre d’auditeurs, mais Tempelschlaf va accentuer le phénomène en se répandant tel une trainée de poudre qui ne demande qu’à être embrasée. Sa froideur n’a d’égal que sa beauté.

90/100

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