Review 3146 : Drawn Into Descent – Onrust

Sept ans de silence ont pris fin chez Drawn Into Descent.

En 2026, le groupe mené par B. (chant/guitare), J. (guitare), G. (basse) et V. (batterie) signe chez Immortal Frost Productions pour annoncer la sortie de son troisième album, Onrust.

L’album s’ouvre avec le son brumeux de Teloorgang, première composition aux mélodies mystérieuses qui donnent finalement naissance à un torrent de noirceur plus vif tout en restant brut, intégrant des parties vocales saisissantes. Les harmoniques lancinantes reviennent planer de temps à autre pour apporter une mélancolie pesante tout en garantissant des moments de répit entre deux éclats de fureur, piochant dans les recoins les plus virulents de la noirceur avant de passer soudainement à Drenkeling et à son introduction étrangement calme. On retrouve une touche entraînante lorsque la saturation s’intensifie, mais les leads restent toujours autant occultes avant que la rythmique ne s’embrase une nouvelle fois, dévoilant à son tour des cris perçants entre les quelques vagues de calme qui viennent rendre le mélange plus supportable alors que les riffs ne se privent pas pour nous assaillir. La dualité prend fin avec les premiers moments d’Onrust, titre éponyme qui démarre très doucement pour finalement adopter des influences Doom bienvenues dans ses parties les plus saturées, les rendant presque oniriques tout en les laissant naviguer entre les ombre pour encadrer les hurlements viscéraux. Malgré sa durée, le morceau passe finalement assez vite, rejoignant Ogen et ses tons plus bruts mais toujours aussi froids qui capturent instantanément notre esprit tout en sachant redoubler de rage en temps voulu pour relancer l’assaut et donner encore plus d’impact à ses volutes apaisantes, laissant le contraste nous offrir un rythme changeant jusqu’aux dernières notes.

Onrust est ma première expérience avec Drawn Into Descent, et leur maîtrise du contraste est plus qu’impressionnante ! Si on sait parfaitement se laisser gagner par les tonalités calmes et inquiétantes, les moments de fureur peuvent également nous faire frémir.

90/100

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