Review 3147 : Evoked Eclipse – The Cries Of Evil

Première invocation pour Evoked Eclipse.

Créé en Italie par le multi-instrumentiste Max Havler (guitare/basse/chant), il fait appel au batteur Davide Billia (batterie/chant/claviers, Antropofagus, Beheaded, Coffin Birth, ex-Hour of Penance, ex-Putridity) pour donner naissance à son premier album, The Cries Of Evil, avec l’aide du label Club Inferno Entertainment.

L’album débute avec la douce Enchantment, introduction mélodieuse aux claviers qui précède The Cries Of Evil, le titre éponyme ou les autres instruments font leur entrée, secondés par les parties vocales torturées. Le morceau est brut et sent la mélancolie, offrant des leads perçants tout en profitant de l’approche Old School pour devenir majestueux tout en restant enivrant, puis débouchera sur Land Of The White Spirit Lady qui reprend sensiblement les mêmes éléments et accueille Chiara Di Mare (Elegy of Madness, Maliant) qui prête sa voix au projet. Les touches de Metal Gothique embellissent l’atmosphère et nous autorisent à respirer même lors des moments les plus lancinants, mais les riffs laissent parfois toute la place à l’invitée, désertant à nouveau sur Mournishments qui sert d’interlude au piano, puis revenant en force pour The Watch Of Spirits. Le morceau reste à son tour axé sur un mélange assez abrasif qui met la guitare à l’honneur mais qui sait également se briser pour la laisser devenir plus douce au centre, et enfin repartir dans une vague de noirceur vers Drops Of Blood qui se montre immédiatement plus féroce. Les parties vocales aussi sont plus saccadées, plus agressives, mais les harmoniques ne manqueront pas de nous offrir cette touche planante avant de se transformer en véritables lames de rasoir sur Illusions Of The Life, dansant autour des cris rauques de désespoir de Max. La rythmique reste assez simple, tentant de nous hypnotiser sur le moment le plus calme pour finalement s’embraser à nouveau, nous emportant avec elle jusqu’à Ascension, titre final qui sonne le glas de cet album avec un son assez entêtant, saturé mais pas virulent qui nous permet de rester quelques instants supplémentaires dans l’ambiance avant d’y mettre fin.

Si Evoked Eclipse sonne très bien sur ses passages virulents, l’album est à la fois long et court. Court, car on aurait aimé continuer cette observation de la beauté mélancolique, mais long car The Cries Of Evil possède un rythme bien à lui, parfois même à la limite du Doom. Je pense tout de même que le projet a du potentiel !

70/100

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