
Prêts pour la claque de Sermon To The Lambs.
Nommé sobrement Sermon To The Lambs, le premier album de Richard Aguayo (chant, ex-Esophagus), Mauro M. (guitare/basse, Esophagus) et Victor Araneda (batterie, ex-Esophagus) sort chez Comatose Music.
Que peut-on attendre de la part d’anciens et actuels membres d’Esophagus à part de la violence grasse sauce Old School (ce son de caisse claire caractéristique en supplément) dès le tout premier titre, Crowned King Of Worms ? Chaque riff nous fait grimacer de plaisir, chaque rugissement des chiliens nous donne envie de péter des bouches, et l’illustration de Par Olofsson (Winds Of Plague, Unleashed, Thy Art Is Murder…) le laisse également présager : une fois lancé, l’album ne s’arrête pas, à l’image de Saints are Centurions of an Aristotelian Christ, qui pourrait bien être mon morceau préféré de l’album ! Si le son nous autorise à respirer, c’est pour mieux nous piétiner les esgourdes en bonne et due forme, que ce soit grâce à une rythmique pachydermique et sous-accordée ou avec une batterie dévastatrice, le tout sur des rythmes variables, que ce soit à vive allure ou plus lentement, comme le veut le code du Brutal Death Metal. Nous avons également droit à quelques samples, comme sur Maximum Apostasy ou le final de Clergy’s Malevolence, renforçant le côté anti-religieux, puis le groupe termine son album avec God Spat And The Man Was Done, titre bonus au groove entraînant à souhait, mais également une deuxième version de Clergy’s Malevolence avec un invité d’honneur : Jeff Page de Manifestations.
Comatose Music se trompe rarement en signant des groupes dès leur premier album, et ils ont encore fait mouche avec Sermon To The Lambs ! Sermon To The Lambs vous prend par le col, vous met des claques pendant trente minutes, et vous laisse tomber au sol. Le digne successeur d’Esophagus !
90/100