
Retour de Lamb of God au sommet.
Après avoir arpenté les routes pour défendre son dernier album, le groupe mené par Randy Blythe (chant), Willie Adler (guitare), Mark Morton (guitare), John Campbell (basse) et Arturo « Art » Cruz (batterie, ex-Prong, ex-Winds of Plague) dévoile en 2026 son dixième opus, Into Oblivion, chez Century Media.
On attaque par le titre éponyme, Into Oblivion, qui propose des influences Death Mélodique pour débuter, mais qui repart très vite dans le Groove Metal avec une rythmique accrocheuse au possible avant même que la voix du sieur Blythe ne nous donne envie de frapper tout ce qui bouge. On le sent tout de même un peu en retrait dans le mix, profitant d’un certain écho à l’inverse de Parasocial Christ où il mène la déferlante qui nous frappe de plein fouet, revenant à leurs racines les plus violentes et Old School qui les font flirter avec le Thrash violent des années 2000. Sepsis enchaîne avec une touche dans un premier temps plus lourde et plus martiale avant de revenir à une sorte de rouleau compresseur taillé pour le live, tout comme The Killing Floor qui nous fonce dessus dès ses premières secondes et frappe à pleine vitesse en quasi-permanence. La crise de headbang frénétique est dès lors inévitable, même lorsque le groupe passe à des influences très saccadées, puis le hurlement final mène à El vacío qui nous accorde enfin un moment de flottement avec son introduction en son clair avant de s’intensifier d’un seul coup. Saturation et hurlements reviennent sur les refrains puis finissent par nous abandonner aux griffes de St. Catherine’s Wheel qui nous roule dessus à son tour, plaçant des riffs énervés à bonne allure sans négliger les harmoniques criardes comme pour nous martyriser, puis c’est avec Blunt Force Blues que le groove intransigeant refait surface, nous emportant sans mal dans sa marche. La moshpart sera assurément encore plus brutale sur scène, tout comme l’arrivée de Bully qui nous mettra une belle claque en plein visage avant de proposer plusieurs vagues de violence avec un rythme intéressant, suivie par A Thousand Years qui emprunte le même chemin et nous moleste à son allure, tout en laissant le vocaliste explorer ses capacités. On notera des influences Southern/Stoner marquées, puis c’est avec Devise / Destroy que l’album nous offre une dernière touche de douceur, juste avant de frapper une dernière fois grâce à des riffs bien sentis, parfois même sur un mid-tempo entraînant.
Un album de Lamb of God est toujours autant attendu que bien reçu, et même si Into Oblivion se veut parfois un peu expérimental, il rencontrera sans aucun doute le même succès que ses prédécesseurs. Certains titres méritent clairement de rejoindre les setlists du groupe !
85/100