
Dragsholm est sorti de sa crypte.
Actif depuis 2017, le groupe venu du New Jersey et mené par Vlad Rituals (guitare/chant/basse), Schleim (guitare), G.B. (batterie/chant) et Gravelord (guitare) dévoile enfin son premier album, From the Bloodlines of Bram.
Irinas Heart est le premier titre à frapper avec son mélange Black Old School et racines mélodieuses, proposant une bande-son parfaite pour un voyage en Roumanie profonde, dans le château évoqué par le nom de l’album avant que les parties vocales n’apportent la touche furieuse orientée Black/Death. Le mélange est tout simplement parfait à mes oreilles, nous offrant cette pause avant la ruée vers The Wandering Relic où l’on retrouve des passages occultes et saccadés, mais aussi la violence inhérente et la touche de leads qui résonne à mes oreilles d’amateur de Death suédois. On retrouvera d’ailleurs ces sonorités avec la vindicative I Am the Impaler, composition très brute qui aurait pu sortir à la grande époque des années 90, prenant des riffs rapides et surtout très lourds, complétant l’accès de violence plus mesuré d’A Coffin Unscathed, le morceau suivant. La froideur norvégienne refait surface, couplée à l’approche massive du groupe et de ses influences Death Metal, mais le titre est court, et il en est de même pour A Kingdom in the Land of Shadows qui nous propose un son plus lancinant d’abord, complété par la rage des parties vocales qui collent à la perfection à la lourdeur. La touche glaciale perçante se présente, mais le morceau est un peu court, et prend le temps de lui placer sa violence tout comme Battling Through the Storm Lands qui présente un travail bien plus marqué niveau des leads, tout en proposant une base rythmique plus lourde et marquée. Crosses Drowned in Blood nous propose un sample vocal mystique, mais finalement le titre se transformera en violence débridée, puis c’est avec Thorns For Mina que le groupe referme son album, plaçant des racines Death violentes attribuées à leurs racines… et c’est la fin.
Dragsholm s’est réveillé et nous a offert un album entre Black et Death des plus intéressants. Les deux racines sont présentes, elles nous offrent les éléments les plus virulents, et From the Bloodlines of Bram nous fait voyager en Transylvanie.
85/100