Review 3182 : Foetorem – Incongruous Forms Of Evergrowing Rot

Premiers pas pour Foetorem.

Après une démo en 2025 qui leur a permis d’entrer dans l’écurie d’Everlasting Spew Records, le groupe danois composé de Daniel (guitare/chant, Necrotic Ritual, live pour The Tombless), Claus (guitare/chant, ex-Arsenic Addict), Ric (basse, Necrotic Ritual, ex-The Tombless) et Geistaz (batterie, Geistaz’ika) dévoilent leur premier album, Incongruous Forms Of Evergrowing Rot.

Un bruit inquiétant ouvre Reeks Of Moldy Guts, rapidement suivi par les premières notes assez mystérieuses puis le son écrasant des riffs combinés aux vociférations des vocalistes et aux harmoniques macabres. Influences Old School et lenteur se combinent à merveille entre les mains des danois, mais quelques accélérations inattendues viennent dynamiser le tout avant de passer en douceur à Escalating Rot qui va à l’inverse se montrer très brutale dès le début. Blast, double pédale et riffs putrides se relaient pour nous faire remuer le crâne tout en proposant quelques moments de pauses pour mieux repartir à toute allure, puis finalement févoiler une partie très aérienne et s’embraser à nouveau pour rejoindre Oozing With Pustulent Fluids. Comme le titre précédent, il frappe fort dès ses premiers instants et propose des riffs simples mais ravageurs servis par des harmoniques dissonantes qui décuplent l’aspect chaotique du morceau, puis on délaisse la sauvagerie pour la lourde douceur de Mors Viaturis – The Death Traveler, composition suivante à l’atmosphère d’abord bien plus lumineuse. Mais les tonalités apaisantes n’ont qu’un temps, et elles sont vite dévorées par la rythmique massive, réaparaissant de temps à autres pour nuancer la violence comme pour nous mener au sample purulent qu’est Grotesque Decomposition, sorte de dernier vrai répit avant que Rebirth In Morbid Disgust ne nous tombe dessus et ne nous piétine tout son saoul. Nous aurons bien droit à quelques temps pour souffler, mais le son revient à chaque fois jusqu’à ce que Tapestries Of Misery ne prenne le relai pour une lourdeur infernale qui sait parfaitement charger à son tour, proposant des touches de dissonance encore plus angoissantes. Pas de pitié non plus sur Decay Of The Flesh qui lui emboîte le pas, et bien que le titre soit plutôt rythmé, c’est évidemment sur la violence qu’il se focalise, nous laissant à la merci de ses vagues de rage ou de sa clémence lors du passage planant, mais c’est finalement avec Peeled Face Mask que le groupe va nous achever, d’abord avec froideur puis en y mêlant des riffs saccadés qui auront une fois de plus raison de notre nuque.

Foetorem connaît déjà tout du Doom/Death : le côté lourd, violent et putride comme les douces mélodies enivrantes. Incongruous Forms Of Evergrowing Rot aurait pu être le dixième album d’un groupe à l’identité affirmé tant il est solide.

90/100

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