
Exodus est officiellement un titan du Thrash.
Goliath n’est pas seulement le treizième album du groupe, il est aussi pour Tom Hunting (batterie), Gary Holt (guitare, Slayer), Jack Gibson (basse) et Lee Altus (guitare, ex-Angel Witch, ex-Heathen) l’occasion de fêter le retour de Rob Dukes (chant, Generation Kill) !
L’album débute avec 3111, renouant avec les sonorités angoissantes et le son de basse si caractéristique avant que le véritable assaut ne soit donné, mené par un Rob Dukes en très grande forme qui hurle sur les riffs de ses camarades. On notera une partie lead assez dissonante, puis le groupe enchaîne finalement avec Hostis Humani Generis, titre dont l’introduction reste assez calme, mais qui s’embrase sans mal dès que le moment est venu. The Changing Me prend le relai, proposant la touche saccadée habituelle qui nous fera remuer le crâne, mais également des mélodies inattendues et le chant clair presque doux ainsi que l’aide de Peter Tägtgren (Hypocrisy, Pain, ex-Bloodbath, ex-Lock Up…) qui vient renforcer la violence, suivie par l’énergique Promise You This qui nous ramène aux bases du Thrash, que ce soit par la rythmique ou les parties lead cinglantes. Le groove revient en force sur Goliath, titre pesant à souhaits à la limite du Sludge qui propose un refrain bien plus perçant ainsi que le violon de Katie Jacoby pour ce break épique, puis on accélère à nouveau avec Beyond The Event Horizon qui déboule sur les chapeaux de roues et nous précipite dans sa folle course. Le break accrocheur sera un peu plus lent, mais le groupe n’hésite pas à proposer quelques vagues de virulence avant d’enchaîner avec 2 Minutes Hate qui ajoute une pincée de Heavy burné au Thrash déjà ravageur, puis le groupe ajoute une nouvelle touche entêtante à sa rythmique avec Violence Works qui lui emboîte le pas. Là encore, les leads apportent une diversité virulente à la composition déjà très solide et qui tourne sans mal, puis le groupe joue la prise de risque avec Summon Of The God Unknown, ralentissant encore le tempo tout en prenant le temps de s’étaler sur presque huit minutes. La rage du vocaliste ne faiblit pas, mais le titre va soudainement s’enflammer, passant d’hymne mid-tempo fédérateur à véritable composition furieuse avant de revenir à sa vitesse de croisière pour rejoindre The Dirtiest Of The Dozen qui propose des mélodies étrangement entêtantes, laissant tout de même une bonne liberté à la basse sur le break, juste avant un solo chaotique puis un final très fédérateur.
En plus d’être un excellent album, aussi solide que varié, Goliath m’a offert quelque chose que je n’attendais plus : le retour de mon vocaliste d’Exodus préféré ! Le groupe est en pleine prise de vitesse et s’apprête à reprendre la place qui lui est due !
95/100
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