
The Solitude sort enfin du silence.
Né en 1993 sous le nom de Solitude, mais vite enterré par Janne Parviainen (batterie, Ensiferum, Satanic North, ex-Sinergy, ex-Waltari), ce projet destiné à être un hommage à Candlemass renaît une première fois en 2021, puis s’éteint deux ans plus tard. En 2026 et accompagné par Mika “Gas Lipstick” Karppinen (guitare, Hallatar, Kyyria, ex-HIM, ex-We Sell the Dead), Aleksi Parviainen (chant, Malpractice) et Ville Pelkonen (basse), le groupe adopte son identité actuelle, signe avec Reaper Entertainment, et dévoile son premier album, The Sound of Absent Life.
L’influence du Doom né en Suède transpire déjà sur Ruins of the Fallen Stars, une première composition à la mélancolie vocale évidente, accompagnant une rythmique épique et lancinante qui impose une marche assez lente, rendant l’atmosphère pesante. Le solo crée une part de contraste avec le reste du morceau qui finira par rejoindre Deny the Sun et son oppression palpable qui permet au vocaliste une plus grande liberté, passant par des moments très intenses et d’autres presque trop doux. Le groupe propose un sursaut d’énergie avec Gateway to Hell, un titre saccadé qui va étrangement se calmer avec l’arrivée du solo puis reprendre du poil de la bête avec notamment ce long passage vocal final, puis Beneath the Fallen Leaves nous autorise un moment de flottement avant de finalement revenir à ses sonorités angoissantes. L’arrivée du chant rend le titre encore plus pesant, tout comme la partie lead mystérieuse, puis la torpeur s’installe à nouveau avec Cry for the Dark One, composition assommante qui prend une tournure légèrement plus lugubre, mais qui sait aussi se montrer plus lumineuse par moments. Requiem s’offre quelques accents Heavy plus tranchants mais également des tonalités imposantes et presque théâtrales ou au contraire assez douces avec les choeurs, puis Evil Needs Release place une basse assez groovy qui sort clairement du mix pour prendre une place bien plus importante. On notera une fois de plus les prouesses du chanteur qui sait parfaitement guider animer les riffs, mais aussi placer quelques références (“seven silver keys” !) à Candlemass, alors que la rythmique devient bien plus féroce sur He Who Prevails, créant un contraste avec les vocalises presque plaintives d’Aleksi. Retour à la torpeur sur Bride of Misery ou les refrains sont particulièrement intenses et témoignent une fois de plus de l’attachement du groupe à ses racines, puis c’est le titre éponyme The Sound of Absent Life qui vient clore l’album à grands coups de mélodies enivrantes, et de ces harmoniques qui durent dans notre esprit.
Bien que son démarrage ait été deux fois reporté, The Solitude est le parfait hommage à Candlemass qui m’a fait redécouvrir ce son si unique. Loin d’être un vulgaire copier/coller, The Sound of Absent Life apporte une fraîcheur lugubre au Doom !
90/100
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