Review 3193 : Vanir – Wyrd

Une nouvelle bataille s’annonce pour Vanir !

Deux ans après leur dernier triomphe, Martin “Drageholm” (chant, Lotan), Kirk Backarach (guitare, Iron Fire, Vansind), Stefan Dujardin (claviers), Lasse Heiberg (guitare, Lastera, Lotan), Mikael Christensen (basse, ex-Vansind) et Jon Elmquist Schmidt (batterie, Lotan) ont repris les armes pour sortir Wyrd, leur huitième album.

Against the Storm nous accueille avec ses riffs ancrés dans le Death Mélodique, mais également une atmosphère assez pesante, notamment grâce aux claviers qui accompagnent la marche pendant que le vocaliste rugit. Les refrains ralentissent légèrement le pas, mais la troupe repart bien vite à l’assaut en nous menant à Never Surrender qui propose quelques leads perçants pour accompagner sa déferlante, apportant une virulence mélodieuse supplémentaire à une base déjà massive et accrocheuse qui nous donne facilement envie de secouer le crâne. Il en sera de même pour Braavalla, l’un des titres les plus fédérateurs et taillés pour le live qui s’axe sur la lourdeur qui ne fera aucun compromis, alors que Boudica propose une approche très différente, d’abord avec une introduction acoustique, puis avec un rythme assez saccadé et des leads plus aériens, suivis de refrains très entêtants. La longue composition épique ralentit finalement pour faire place à Da Lammet Brød det 6. Segl qui débute avec un sample vocal puis qui s’axe sur une approche à la suédoise aux vagues de rage maîtrisées sous l’assaut vocal continu pour ne s’essouffler qu’à l’approche de la majestueuse Helgrinidir, titre puissant et lui aussi très saccadé qui n’hésite pas à jouer sur la dissonance des harmoniques. On enchaîne immédiatement avec Mod & Ære qui démarre à toute allure et ralentit à peine pour des refrains féroces aux hurlements bestiaux, puis avec De Forbandede År qui propose une approche assez majestueuse tout en laissant une certaine liberté aux leads, qui ne se privent pas pour se multiplier. Nine se montre légèrement plus solennelle sur ses premiers instants, mais la dernière composition ne tardera pas à s’enflammer et devenir aussi remuante que les précédentes, refermant dignement cet album.

Avec Wyrd, les danois ont montré qu’ils maîtrisaient autant le Death Mélodique que l’atmosphère épique de leurs titres. Vanir progresse d’année en année, et son ascension ne fait que commencer !

90/100

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