Review 3199 : Immolation – Descent

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Le monde est-il prêt pour le douzième album d’Immolation ?

Intitulé Descent, il arrive pile à l’heure pour fêter les trente-huit ans du combo composé de Ross Dolan (basse/chant), Robert Vigna (guitare), Steve Shalaty (batterie) et Alex Bouks (guitare, ex-Goreaphobia).

L’album s’ouvre sur la douce introduction de These Vengeful Winds, petit moment de flottement à la guitare rapidement écrasé par une rythmique travaillée et dévastatrice ainsi que les rugissements de Ross, qui ajoutent à l’atmosphère pessimiste du morceau. La touche complexe et dissonante ressort à point nommé pour nous paver la voie jusqu’à The Ephemeral Curse, faisant ressortir les tonalités hypnotiques avant d’attaquer une nouvelle fois à bonne allure, puisant dans ses racines Old School furieuses pour compléter ces notes persistantes avant de faire place à God’s Last Breath et ses tonalités inquiétantes. On sent une fois de plus que la quiétude n’est que de courte durée, et elle ne manquera pas de nous frapper à pleine puissance avec des patterns saccadés étouffants par la suite, rejoignant la très directe et efficace Adversary. Pour l’avoir déjà vécu en live, ce titre est tout bonnement monstrueux du début à la fin, entre brutalité et technicité, il va droit au but en nous molestant, puis cesse brusquement pour laisser Attrition prendre sa place et imposer une allure presque martiale pour déverser ses riffs assassins. L’accélération aura raison de la volonté de tous les fans, nous faisant céder à l’appel du headbang pendant les solos mais également sur Bend Towards The Dark qui démarre à toute allure et qui ne faiblira pas ralentissant à peine pour laisser les musiciens placer leurs parties dissonantes à souhaits avant de reprendre du poil de la bête. On passe à Host qui se montre rapidement agressive tout en restant accrocheuse, restant dans les tonalités que l’on connaît au groupe avec cette petite touche groovy de temps à autre, ainsi qu’une attention toute particulière au solo, puis False Ascent repart dans l’approche imposante bien qu’un peu Old School pour le côté menaçant qui apparaît par vagues. Banished nous propose enfin une véritable pause avec des claviers sombres mais apaisants, rejoints par une guitare assez ténébreuse mais enivrante, puis le groupe nous frappe une dernière fois avec Descent, titre éponyme et coup de grâce de ce nouvel album qui enfonce le clou autant du côté massif de la rythmique que des leads tranchants ou des parties vocales bestiales, faisant du titre un véritable pinacle de violence à tous points de vue.

Immolation fait partie de ces rares groupes à avoir commencé très fort, et dont la qualité des productions n’a pas faibli avec le temps. Si vous avez aimé ne serais-ce qu’un seul album du combo new-yorkais, Descent sera votre album de chevet pour un long moment !

95/100

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