Review 3200 : Schattenvald – Alle hernach

Schattenvald est désormais au complet.

Créé en 1998 en tant que projet solo par Nachtsturm (tous instruments, ex-Cryptic Wintermoon, ex-Agrypnie…), il sera contraint à deux pauses avant de recruter Iskharian (chant) en 2011, puis Tyrann (basse) en 2024. En 2026 et avec l’aide de Solistitium Records, le groupe dévoile Alle hernach, son septième album.

Après un éclair, Dämmertage part à toute allure, affichant une virulence accrue lorsque les parties vocales rejoignent la déferlante sombre, ajoutant cette touche plus humaine et viscérale à une rythmique aux racines Old School affirmées. Le blast ouvre la voie aux leads criards, puis une voix nous mène à Auf alten Pfaden, titre aux mélodies plus enjouées infusées au Pagan Metal qui collent parfaitement à cette base agressive à souhaits, créant même parfois un léger contraste intéressant tout comme sur Die alte Mühl’ im wilden Wald qui crée une atmosphère plus froide. Le morceau propose des harmoniques entêtantes qui s’allient parfaitement aux différentes vagues qui se succèdent, changeant presque de direction au centre pour proposer des claviers enivrants avant de retrouver sa froideur pour accéder à Der Nachtwanderer, très solennel mais en même temps plus violent, plus brut et presque martial au niveau du chant. Les longues parties instrumentales se montrent plus imposantes, presque même lancinantes, nous emportant dans les paysages enneigés avant de finalement laisser une partie acoustique nous conduire au final, puis à Im Nachtenschein qui reste dans cette lenteur majestueuse, presque même lumineuse. On retrouvera tout de même quelques accélérations qui nous rappelleront la vitesse des titres précédents tout en conservant sa part de mystère, puis les mélodies s’enflamment sur Wenn dereinst der Berg rief, titre le plus long de l’album aux différentes parties : d’abord assez aérien, le son se coupe avec une voix samplée pour devenir plus lent et théâtral, s’embraser à nouveau puis nous offrir un interlude cristallin avant le final un peu plus obscur et orienté Dark Ambiant. Nous arrivons déjà à Winterland / Alle hernach qui repart dans une tornade glaciale et finalement assez entêtante, notamment au niveau des harmoniques qui dansent telles des volutes de fumée, puis repassant au son clair en compagnie de claviers pour nous enchanter une dernière fois avant l’ascension finale de violence, puis le silence.

Schattenvald nous propose sur Alle hernach un voyage à travers les montagnes glacées grâce à un Black Metal cinglant et sans compromis. Si certains passages sont pétris de violence pure, d’autres sont bien plus mélodieux et emportent sans mal notre esprit.

90/100

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