Review 3201 : Riket – 2026

Riket fête ses dix ans en beauté.

Après deux EPs, un album live et quelques singles, le groupe de Death Metal Suédois mené par Nephente (chant, ex-Netherbird, ex-Sodomisery), Micke André (basse, Terminal Prospect, ex-Netherbird), Felix Wahlund (batterie, Nazghor, Northborn), Jussi Niiranen (guitare, Terminal Prospect) et Ture Aspelin (guitare, Northborn) dévoile enfin son premier album, sobrement intitulé 2026, avec le soutien de Black Lion Records.

Tobias Jakobsson (ex-Netherbird) avait enregistré ses parties de guitare avant de quitter le groupe.

Nous attaquons cet album par 1868 – Sommar vid vinterviken, première composition assez saccadée et accrocheuse qui reprend les racines du Death Metal et les infuses de tonalités plus pesantes, tout en conservant une place pour les parties vocales furieuses qui fulminent en quasi-continu lors des passages les plus agressifs. On note un break plus lent mais aussi plus pesant, puis on passe assez rapidement à 1867 – Storsvagaret, nouvelle vague de puissance brute avec une touche mélodieuse assez présente dans les harmoniques, ancrant une fois de plus la formation dans ses origines suédoises. L’accélération menaçante mène à un solo angoissant, puis à un dernier refrain avant que 1965 – Hoghus och kultur ne prenne sa place à vive allure, permettant à la double pédale de s’exprimer pleinement et d’offrir une base rythmique parfaite pour compléter la rage. Sa longueur lui autorise des passages plus pesants qui durent et un groove entêtant, mais nous finirons par rejoindre 1948 – Att doda ett barn qui place des leads plus aériens et laisse une plus grande liberté aux guitares, en faisant l’un des titres les plus accessibles. 1885 – Dodsdansen (I Manskensnatten) nous accorde un moment de répit avant de charger à toute allure, empruntant presque au Death/Grind ses patterns les plus brutaux, mais le morceau sait également se montrer plus hypnotique avec un final mélancolique auquel succède 1897 – Mot polten. Si le son est d’abord assez froid, il reviendra très vite à l’agressivité puis à ces mélodies entêtantes qui alternent avec les vagues de puissance, rythmant parfaitement la composition avant que 1991 – 2000 ar (Saliga aro de talmodiga) ne nous accorde un moment de flottement avec son introduction pour mieux nous matraquer avec ses riffs assassins bardés d’harmoniques. Même concept sur 1937 – Lagor vid portarna qui affirme fièrement ses parties lumineuses greffées à une course virulente, s’offrant même quelques influences Heavy travaillées qui se marient à la perfection avec la rythmique solide, puis 2009 – Alla ska i jorden nous propose une introduction acoustique planante suivie de sonorités lancinantes pendant que le vocaliste nous montre une autre facette de sa voix, plus plaintive, mais parfaite pour ce titre final.

Alors que le groupe avait réussi à passer sous les radars, Riket revient en force avec ce premier album ! 2026 est pleinement infusé de ses racines suédoises, permettant aux compositions de se montrer agressives et mélodieuses à souhaits !

90/100

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