
L’attaque de Doedsvangr est proche.
Quatre ans après leur dernier EP, le groupe mené par Doedsadmiral (chant, Nattverd, Nordjevel, Svartelder…), BST (guitare, Genital Grinder, The Order of Apollyon, ex-Aborted, ex-Aosoth…),Shatraug (guitare, Finnentum, Sargeist, ex-Behexen, ex-Vordr), Sanrabb (basse, Gehenna, ex-Forlorn) et Antichristian (batterie, ex-Jorn, ex-Nattverd, ex-Tsjuder…) dévoilent avec la complicité de Soulseller Records leur troisième album, Within The Flesh.
Après une introduction horrifique, Devil Bites Man met immédiatement le ton avec un Black Metal oppressant au possible, et bien que le son soit d’abord assez lent, il reste imposant pour accueillir les vociférations d’un Doedsadmiral très théâtral, mais la rythmique connaîtra quelques éruptions cinglantes, renforçant le côté agressif du chaos qui sévit. La durée du morceau lui permet de proposer un rythme assez changeant qui finit par rejoindre après un cri la bien plus courte et directe Black Sun Dissolution, composition sanglante qui sait parfaitement tirer parti de ses racines Norvégiennes distiller des riffs abrasifs à chaque instant, que ce soit dans les charges ravageuses ou dans les passages plus dissonants. Retour de la rage sur Omnipath, titre à la fois dérangeant et entêtant, mais aussi surprenamment mélodieux qui développe son contraste à coups d’harmoniques, mais aussi de claviers en arrière-plan pour créer une touche entraînante, puis on retourne dans la brutalité avec le morceau-titre, Within The Flesh. Blast et riffs criards s’allient sous les rugissements du vocaliste, ne ralentissant que pour devenir plus épique avant de forcer le pas à nouveau vers Blodskam, composition plus majestueuse qui prend le temps de nous envelopper dans sa noirceur avant de développer ses tonalités brumeuses inquiétantes. Si l’atmosphère est déjà pesante après seulement quelques secondes, les parties vocales la renforcent encore plus, nous donnant une véritable impression d’apocalypse avant même que la batterie ne se mette à l’oeuvre, entraînant avec elle toute l’instrumentale qui nous piétine de tous les côtés, damant le pion pour The Pentagram Upon My Mouth qui prend le relai avec la même rage. Rien ne semble pouvoir arrêter ce véritable char d’assaut aux riffs punitifs qui se dirige tout droit vers Rites of Thorns, Rise of Flesh ou l’on retrouve les racines du Black Metal plus légères, presque même enjouées qui relient deux passages aériens mais très épais, renforçant les hurlements qui se taisent à peine sur le break, donnant naissance à une autre forme de cris avant l’explosion mystique finale.
Doedsvangr s’était fait discret dans le paysage Black Metal, mais leur retour sera plus que remarqué ! Si Within The Flesh est un album bien plus brut et viscéral que ce que le groupe a pu proposer auparavant, il va définitivement marquer les sorties de 2026.
95/100
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