
La trilogie de Lord of the Lost s’achève.
Avec OPVS NOIR Vol. 3, leur quinzième album qui sort chez Napalm Records, le groupe composé de Chris “The Lord” Harms (chant/guitare/violon), Class Grenayde (basse), Gared Dirge (claviers/guitare/percussions), Pi Stoffers (guitare), Niklas Kahl (batterie) et Benjamin « Benji » Mundigler (guitare/claviers) met fin à son projet le plus ambitieux débuté l’an dernier.
On attaque par l’inquiétante introduction de Kill The Lights, premier titre ou le groupe reste ancré dans une approche assez minimaliste côté couplets, laissant Chris mener la danse vers un refrain simple mais saccadé accrocheur, mais le groupe va rapidement passer à I’m A Diamond, accueillant son premier invité : Alea du groupe Saltatio Mortis. Le titre est sans aucun doute très fédérateur, et les parties de l’invité sont participent à le rendre très mélodieux, que ce soit avec les choeurs où lorsqu’il répond au vocaliste avant de laisser My Funeral apporter la touche symphonique majestueuse qui s’allie à merveille au meneur du groupe. On retrouvera tout de même une touche dissonante et une part d’agressivité entêtante, puis on passe à I Hate People où les allemands recrutent l’inimitable Wednesday 13 qui apporte son chant brut et rauque à une composition déjà très entraînante et à ses riffs sautillants. The Shadows Within repart dans les tons plus doux et aériens qui s’intensifient naturellement lors des refrains tout en conservant cette simplicité accessible avant que le groupe ne s’oriente à nouveau vers les tonalités imposantes sur La Vie Est Hell, titre inspiré des Fleurs du Mal de Charles Baudelaire chanté partiellement en français où l’on retrouve Hannes Braun, vocaliste de Kissin’ Dynamite. Les deux voix se complètent à merveille sur cette balade mélancolique, puis c’est avec une dynamique Synthwave que Square One nous surprendra, laissant tout de même une grande liberté au chanteur sur les couplets épurés où il se retrouve souvent presque seul à assurer le commandement du navire. Les musiciens renouent avec leurs influences Symphoniques en accueillant Ambre Vourvahis (Xandria) sur When Did The Love Break, titre assez rythmé qui passe d’un moment de douceur absolue à un refrain plus puissant qui met alternativement puis simultanément les deux voix en avant. Retour d’une saturation bien plus lourde et agressive avec Your Love Is Colder Than Death, titre assez contrasté dans son exécution qui sait parfaitement gérer le passage de l’un à l’autre, puis c’est avec Damien Edwards (Cats In Space) que le groupe débute Take Me Far Away, renforçant de ce fait la douceur avec un duo hypnotisant. Nous n’échapperons cependant pas au break puissant ou le chant se sature dans les deux extrêmes, puis une dernière accélération nous emporte jusqu’à The Days Of Our Lives, dernier morceau qui met Chris et les claviers à l’honneur pour un dernier moment solennel afin de clore l’album en beauté.
Après avoir opté pour la violence et les expérimentations, Lord of the Lost se concentre sur sa partie majestueuse sur OPVS NOIR Vol. 3. Toujours très bien rythmées, les parties instrumentales accompagnent parfaitement le vocaliste dans sa sérénade aux multiples facettes.
80/100
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