
Le retour tant attendu de Resurrected !
Resté assez silencieux depuis son dernier single en 2022, le groupé désormais signé chez Testimony Records et regroupant Thomas Granzow (guitare, Grind Inc.), Chris Mieves (chant, Grind Inc., ex-Hate Factor), Dennis Thiele (batterie, Brutal Unrest, Prostitute Disfigurement), Christoph Zeller (guitare) et Marius Baron (basse, Obsolete Incarnation) dévoile en 2026 son huitième album, Perpetual.
Unholy Intercession nous accueille avec une sirène, puis une première série de riffs axé Brutal Death, complété par des parties vocales féroces avant que Human Wrath ne nous frappe de plein fouet, ajoutant immédiatement une touche de complexité à sa rythmique déjà bien saccadée. Les leads ne sont pas en reste, et je n’ai aucun doute sur la capacité du morceau à motiver une foule à remuer le crâne ou à mosher tout comme Forever Damned qui lui emboîte immédiatement le pas et propose une approche assez similaire. Le morceau ne nous laisse comme répit que le temps du changement, mais Into Mighty Death prend immédiatement le relai et propose à son tour une violence maîtrisée de bout en bout, jouant sur des explosions parfaitement gérées pour maintenir un rythme vif. Le titre est cependant assez court, à l’inverse de Sanity Is Lost qui adopte des patterns un peu plus lent mais tout aussi efficaces pour remuer le crâne, proposant finalement avec le temps une touche plus soutenue aux influences Old School. On passe ensuite à l’imposante Decomposed qui nous piétine à son tour, mais le groupe n’en a visiblement pas fini avec nous puis qu’il invitera Konstantin « Konni » Lühring (Despondency, ex-Defeated Sanity, ex-Revulsed) pour renforcer l’assaut vocal. Ce titre n’aura aucun mal à convaincre, tout comme Immaculate Deception qui repart sans attendre à vive allure et nous projette au sol de manière régulière, n’hésitant pas à freiner pour mieux redémarrer alors que Echoes of Creation qui la suit de près préfère une rythmique spasmodique pour libérer toute sa puissance. On ralentit un peu la cadence pour Perpetual, le titre éponyme, qui préfère la lourdeur et les palm-mute écrasants avec quelques écarts pour nous mener aux refrains ou lâcher le solo perçant, puis Infernal Desire, reprise de Malevolent Creation, relance la machine avec une vélocité à toute épreuve, posant donc le point final de l’album dans la brutalité continuelle.
Les amateurs de Brutal Death Metal connaissent déjà leurs précédentes productions, et Perpetual va vite les rejoindre, n’apportant rien de nouveau mais de l’efficacité pure. Je me réjouis de savoir Resurrected à nouveau en action !
85/100