Review 3207 : Hanging Garden – Isle Of Bliss

Neuvième album pour Hanging Garden.

Venu de Finlande, le groupe composé de Mikko Kolari (guitare), Jussi Hämäläinen (guitare/chant), Nino Hynninen (claviers), Toni Hatakka (chant), Jussi Kirves (basse, Inland), Antti Ruokola (batterie), Riikka Hatakka (chant) et Kimmo Tukiainen (guitare), toujours accompagné par Agonia Records, sort en 2026 Isle Of Bliss.

L’album débute dans des tons assez pesants sur To Outlive the Nine Ravens, titre qui ne prendra pas longtemps pour exploser et faire ressortir ses racines Black virulentes, mêlées au Doom/Death Mélodique enchanteur et à ses chœurs apaisants. Entre hurlements puissants et murmures, la rythmique nous envoûte, s’arrête et s’embrase doucement à nouveau, mêlant parfois plusieurs éléments pour alimenter la dualité et ancrer le titre dans sa mélancolie avant de passer la main à Eternal Trees of Turquoise qui développe dans ses harmoniques une touche plus aérienne. Le contraste est également très marqué sur ce titre, qui passe de moments lourds et intenses à une légèreté enivrante que les musiciens cultivent avant de laisser le titre éponyme, Isle of Bliss, prendre le relai pour déverser des sonorités plus perçantes, mais également plus froides. Les deux voix dansent ensemble, se répondant naturellement et nous menant avec douceur à To the Gates of Hel où elles répètent le même schéma entre deux vagues de saturation lourde et agressive dominées par les cris avant de revenir à une certaine vulnérabilité sur le final. On enchaîne avec The Death Upon Our Shoulders, titre assez court et dissonant qui propose une atmosphère étouffante avant de distiller un passage mid-tempo calme, mais qui peut exploser à n’importe quel moment et qui ne s’en privera pas, revenant à peine à ses tons les plus doux avant de laisser The Blights Nine nous hypnotiser à son tour. Les riffs s’embrasent naturellement, conservant la touche lancinante et pénétrante qui donne naissance à quelques somptueux trios entre les deux vocaliste et la guitare lead comme sur le final qui mène à la viscérale et torturée Arise, Black Sun qui débute par un hurlement déchirant et nous laisse naviguer dans sa saturation. Les refrains sont d’une violence incroyable lorsque le titre est hurlé, mais la quiétude des autres parties attire aussi notre attention, mais le titre reste assez court et il s’éteint pour laisser la place à Her Waning Light où l’on ressent une certaine oppression. Les racines Black sont une fois de plus à l’honneur avec des touches perçantes qui sont contrebalancées par le chant clair, alors que Beneath the Fallen Sky nous présente immédiatement sa quiétude apaisante, comptant presque plus sur celle-ci que sur des moments de violence pure, préférant la saupoudrer ça et là avec parcimonie pour rythmer ses pas jusqu’au silence, refermant l’album.

Avec Isle Of Bliss, Hanging Garden nous offre un nouveau moment de calme, de douceur et de lenteur, mais aussi quelques traces plus sombres et viscérales. Si dans l’univers, tout est une question de dualité, le groupe sait parfaitement lui donner vie.

90/100

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