Review 126 : Bad Wolves – Disobey

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C’est en réunissant plusieurs musiciens passionnés et ayant déjà une expérience significative que le projet Bad Wolves est né.

Tommy Vext (chant, Vext, ex-Divine Heresy, ex-Westfield Massacre, ex-Snot) et Doc Coyle (guitare, ex-God Forbid) décident de s’allier avec John Boecklin (batterie, ex-DevilDriver), Chris Cain (guitare, ex-Bury Your Dead, ex-For the Fallen Dreams) et Kyle Konkiel (basse, Vimic, ex-In This Moment) afin de composer un album moderne et plein d’énergie. Le groupe se retrouvera propulsé sur le devant de la scène grâce à une excellente promotion de leur manager Zoltan Bathory (Five Finger Death Punch) et une reprise émouvante d’un titre du groupe The Cranberries, prévu en duo avec Dolores O’Riordan mais qui ne verra jamais le jour à cause du décès prématuré de cette dernière. Disobey, leur premier album composé de treize titres motivants, vient de sortir, et je suis certain que vous allez l’adorer.

Le groupe commence par Officer Down, une chanson qui mêle une guitare dissonante avec une rythmique très typée Djent hachurée et bourrée d’harmoniques à des passages presque atmosphériques qui rappellent un Metal Progressif, pendant que Tommy Vext hurle ou nous fait profiter de son chant clair impeccable. La rythmique saccadée continue sur Learn To Live, le tout premier titre dévoilé. Avec un débit qui ferait pâlir n’importe quel rappeur, le chanteur nous emmène sur un break d’une violence époustouflante, avant de nous laisser apprécier la puissance de la basse pendant que les deux guitares créent une ambiance dérangeante. Si les deux premiers titres me rappellent très largement le premier album de Divine Heresy, sur lequel Tommy chante, No Masters révèle réellement le son du groupe, à mi-chemin entre une rythmique puissante et un refrain plus calme mais entraînant au possible, grâce à la voix claire du chanteur.
Le prochain titre n’est autre que Zombie, reprise de The Cranberries qui tourne depuis quelques mois sur internet. Alors que la chanson de base est plutôt émouvante voir lancinante et mélancolique, la puissance de l’instrumentale jouée par les musiciens combinée à la voix de Tommy en fait un véritable hit que chacun se doit d’écouter. Run For Your Life inverse les habitudes que le groupe avait prises en proposant un refrain très rapide et violent alors que les couplets sont moins agressifs, mais Remember When me fait penser à une sorte de RnB au niveau du phrasé qui accompagne les riffs Metalcore du combo. L’album devenait trop calme pour vous ? Ca tombe bien, car après la rythmique très Progressive de Better The Devil arrive un refrain qui va vous réveiller et vous donner une irrépressible envie de headbanguer. Le phrasé, encore une fois très rapide, est vraiment percutant, et les hurlements ne font que renforcer cette sensation de puissance brute.
Les musiciens ont décidé de faire de Jesus Saves un titre plus technique que les autres, mais ont su conserver l’aspect chaotique et imposant qui les caractérise, faisant de cette composition la bonne raison de mosher pendant un concert. Vous la connaissez probablement, mais Hear Me Now fait également partie de l’album. Révélé à la base en tant duo avec Diamante, c’est une version différente que Bad Wolves a enregistré pour cet album, chanté par Tommy Vext seul. Le son saturé et saccadé revient sur Truth Or Dare, et si la technicité est omniprésente, ce n’est absolument pas une démonstration de force que les américains nous montrent la, mais bien un véritable titre complet.
Un peu dans le même genre, mais avec une atmosphère plus prenante et qui sait exploser au point culminant de la tension, The Conversation pousse les musiciens à utiliser quelques choeurs hurlés pour parvenir à leurs fins. Cependant, je reste sur ma faim à cause de la rupture finale un peu brute, mais Shape Shifter parvient sans mal à recapter mon attention avec ses riffs travaillés. Alors que l’on retrouve un peu de puissance dans le refrain, les couplets sont presque hypnotisants. Toast To The Ghost, le dernier titre, est également le plus long. Jouant presque exclusivement sur des riffs dissonants, même lors des passages lourds, le sous-accordage des instruments permet aux musiciens de faire exploser le refrain, sous une belle dose de blast beat et de double pédale. Le final vous surprendra très probablement.

La principale force de Bad Wolves, c’est sa diversité. Le passé musical de chaque musicien apporte une pierre à cet édifice nommé Disobey, et le moins que l’on puisse dire c’est que le mélange est détonnant ! Si le groupe a récemment commencé la scène aux Etats-Unis, il y a fort à parier que 2019 marquera les premiers concerts du groupe en Europe !

90/100

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