Review 190: Killitorous – The Afterparty

Vous n’êtes pas prêts pour The Afterparty. La principale raison ? Il a été composé par Killitorous.

Derrière ce nom se cache une formation canadienne crée en 2006, et actuellement composée des guitaristes Aaron « Shredder » Homma (Annihilator, ex-Vital Remains), Nick Miller (First Fragment) et Marc Roy (ex-Divine Realm), du batteur Eric Morotti (Suffocation, Blind Witness), du bassiste Xavier Sperdouklis (Derelict, Pronostic) ainsi que du chanteur Mathieu Dhani (ex-Epiphany from the Abyss). Leurs mots d’ordre pour ce deuxième album ? La folie, la lourdeur et le fun.

Mais les canadiens ne sont pas seuls sur l’album. On retrouve une liste d’invités impressionnante : Dan Mongrain (Voivod, Martyr), Riley McShane (Allegaeon), Leo Diensthuber (Divine Realm), Cody Ford (Soen), Raphael Weinroth-Browne (Leprous), Youri Raymond (Unhuman), Callum Clark (Ending Tyranny), Paul Ablaze (Blackguard), Matt McGachy (Cryptopsy), Tom “Fountainhead” Geldschlager (ex-Obscura), Gore Lussier (Erimha) et Bob Katsionis (ex-Firewind).
Après une introduction mêlant sonorités futuristes, technicité, tapping et riffs gras nommée All Hail the Starchild, qui déchaîne déjà une tornade de violence, les musiciens se sont lâchés. Entre noms étranges qui feront sourire n’importe qui, rythmique imposante à trois guitares, blast déchaîné, hurlements viscéraux et influences Brutal Death, Deathcore, Death Technique, Grindcore… il est impossible de ressortir de cette session d’écoute indemne ! Les clips que le groupe a tourné sont également axés sur du fun à volonté, et je pense que les regarder vous laissera des séquelles. Mais l’intérêt de cet album réside également dans les guests ! Si la plupart sont issus de groupes de Death Metal, on retrouve des influences Prog, comme sur Insanity as a pathway to fame & fortune : The Tyrannical Tirades of Mike Tyson. On peut également observer également des sonorités étranges tout au long de l’album, qui contrastent avec cette couche de violence omniprésente, mais le summum est atteint par King Diamond Dallas Page. Mêlant le nom du célèbre musicien et d’un catcheur… vous savez ce qui va se passer. On mélange brutalité, sonorités étranges, claviers hypnotiques, et ce rire final qui va vous hanter, croyez moi…

Si vous ne l’avez pas encore compris, Killitorous est une machine de guerre. The Afterparty et ses titres ont beau jouer la carte du fun, l’album est des plus solides ! On retrouve de tous les genres les plus violents sur une base Death Metal ultra-violente, et c’est une réussite absolue !

90/100

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