Review 569 : Eisbrecher – Liebe Macht Monster

Eisbrecher, mastodontes du Metal Industriel allemand, reviennent avec un huitième album.

Depuis 2003, le groupe de Neue Deutsche Härte (Metal Industriel Allemand) séduit les foules. Mené par Alexx Wesselsky (chant) et Noel Pix (guitare/programmation), le line-up est complété par Jürgen Plangger (guitare), Maximilian Schauer (claviers), Achim Färber (batterie) et Rupert Keplinger (basse) pour Liebe Macht Monster.

Si le groupe a acquis sa réputation au sein de son Allemagne natale, il commence à prendre de l’ampleur à l’international. Leur passage au Hellfest 2019 a été remarqué, avec notamment ce chant en allemand caractéristique du style, mais également cette énergie et ce son martial moderne.
Liebe Macht Monster est composé de quatorze titres pour près d’une heure de son au service du headbang, de la rage et de la motivation. Le groupe est connu pour servir des tonalités froides mais lourdes, surmontées d’un chant qui peut nous paraître dépaysant, sans vraiment l’être, mais qui permet de faire danser les fosses outre-Rhin. Eisbrecher va donc nous proposer à la fois des morceaux efficaces et faciles d’accès comme Es lohnt sich nicht ein Mensch zu sein, le premier titre, ou FAKK, l’une des compositions choisies pour dévoiler l’album. On retrouve une rythmique solide, un chant énergique et des influences Electro modernes, comme pour Nein Danke ou Im Guten Im Bösen, mais également une certaine forme de mélancolie avec Frommer Mann et Dagegen, un titre en duo avec le chanteur Dero Goi (Oomph!, Die Kreatur).
Le titre éponyme Liebe Macht Monster, présente des sonorités dansantes mais pesantes, tout comme Systemsprenger, une sorte de ballade à la sauce Indus motivante. Le groupe sort de sa zone de confort sans oublier les éléments essentiels à son style, puis Wer bin ich renoue avec la lourdeur sombre que les allemands sont capables de déployer. Le contraste entre tonalités prenantes et rythmique est intéressant, puis Himmel revient sur des accents plus aériens pour une seconde ballade. Le morceau est très facilement mémorisable, et sera très efficace en live, puis le groupe repart dans son agressivité avec Kontrollverlust, une composition plus lancinante, qui lie parfaitement l’Indus froid et les passages planants. Leiserdrehen renoue avec ces tonalités brutes et ces patterns entrainants qui font partie de la personnalité musicale d’Esibrecher, puis High Society frappe avec des riffs entêtants. Le titre vous fera danser avant Es lebe der Tod et sa noirceur. Le morceau referme l’album avec toutes les caractéristiques d’un Metal Industriel efficace qui nous fera vibrer en live.

Eisbrecher reste trop peu connu en France. Pourtant, Liebe Macht Monster est un album terriblement efficace, qui fera autant vrombir vos haut-parleurs que les foules de concerts ou de festivals. Si vous ne connaissez pas encore le groupe, vous allez le regretter !

85/100

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