Review 595 : Bongzilla – Weedsconsin

Day 1 - 9 - Bongzilla

Prêts à sombrer dans la folie avec Bongzilla ?

Le mythique groupe de Sludge/Doom/Stoner fondé aux Etats-Unis en 1995 revient avec Weedsconsin, son cinquième album. Mike “Muleboy” Makela (basse/chant, précédemment guitariste, Aquilonian), Jeff « Spanky » Schultz (guitare, ex-Cuda) et Mike « Magma » Henry (batterie, Aquilonian, The Garza) ont dû dire au revoir à Cooter Brown (basse, The Garza, ex-Cuda) mais sont restés soudés depuis leur reformation, en 2015.

Le groupe a signé avec Heavy Psych Sounds pour ce retour en force après quinze ans, qui se traduit par six compositions sous le signe de cette fumée magique et d’un son à la fois Old School, gras et prenant. Seulement quelques paroles hurlées, permettant au trio de se concentrer sur cette rythmique prenante qui constitue la base de leur musique. On le comprend très vite sur Sundae Driver, un titre assez brut et entêtant, qui se pare parfois de grognements crus, mais surtout d’un groove massif et de patterns empruntés aux créateurs du style. Les mélodies grasses nous conduisent après quelques leads à Free the Weed, un titre qui propose à la fois une rythmique sur laquelle on remue la tête sans s’en rendre compte, mais également des sursauts de violence épaisse et des hurlements de rage qui se mêlent à cette ambiance sombre et pesante. Lorsque le son ralentit pour nous écraser, il nous laisse sur Space Rock, un long titre qui nous emporte progressivement dans un univers à la fois similaire aux morceaux précédents, mais avec également quelques parties plus aériennes. Le titre se focalise énormément sur une rythmique aux influences Blues marquées, aux riffs aériens et hypnotiques et aux leads perçants.
Le groupe reprend avec The Weedeater, une douce transition aérienne d’une trentaine de secondes qui enchaîne avec Earth Bong / Smoked / Mags Bags, une composition assez conceptuelle qui démarre avec ces notes fantomatiques planantes, qui deviennent soudainement très lourdes et plus rapides. Le titre laisse ensuite au chanteur la place pour quelques hurlements, puis des leads hurlants aux influences psychédéliques interviennent. Le groupe fait revivre la flamme de cette rythmique lourde, avant de la laisser se consumer lentement, puis la batterie nous annonce la fin du morceau, qui enchaîne sur Gummies, le titre final. Les musiciens nous étalent une rythmique aussi épaisse que lourde, qui use de quelques samples, puis nous écrase avant de s’apaiser à peine pour nous laisser le temps de respirer et faire intervenir ces samples à nouveau. Le titre se finit avec un fade out et nous donne envie de revivre l’expérience.

La réputation de Bongzilla n’est clairement pas usurpée, Weedsconsin en est la preuve. Le son du groupe est toujours aussi gras, groovy et prenant, offrant une nouvelle part de lourdeur hypnotique sur laquelle headbanguer.

90/100

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