Review 846 : Trivium – In the Court of the Dragon

Trivium ne se repose jamais.

A peine plus d’un an après leur dernier album, Matt Heafy (chant/guitare), Corey Beaulieu (guitare/chant), Paolo Gregoletto (basse/choeurs) et Alex Bent (batterie, Dragonlord, ex-Arkaik, ex-Battlecross…) reviennent avec In The Court Of The Dragon, leur dixième album, pour continuer l’évolution musicale entreprise depuis 1999.

On débute avec X, une introduction composée par Ihsahn aux sonorités mystiques et mystérieuses qui progressent jusqu’à un rugissement avant In The Court Of The Dragon, la composition éponyme. L’énergie brute du groupe rencontre un groove accrocheur sur lequel les musiciens placent harmoniques et hurlements. L’agressivité ne baissera même pas lors des passages en chant clair, représentant à la perfection l’illustration de l’artiste français Mathieu Nozieres, puis Like A Sword Of Damocles nous tombe dessus avec la même puissance brute. Des sonorités majestueuses viennent parfois rejoindre les riffs efficaces du groupe, qui se montrent parfois lourds, parfois plus doux, tout comme Feast of Fire qui propose une rythmique accrocheuse. La basse propose à nouveau un son mystérieux qui sera renforcé par des guitares tranchantes, et on sent cette rage brûlante tout au long du morceau, comme sur A Crisis of Revelation et ses influences Thrash très féroces. Les refrains sont beaucoup plus doux, puis le break viendra alourdir le son, alors que l’introduction de The Shadow of the Abattoir nous propose des sonorités très aériennes. Les influences Prog sont très présentes sur ce morceau, qui dévoile tout de même quelques passages plus énergiques avant de nous mener droit dans l’arène avec ce groove explosif. No Way Back Just Through renoue avec l’agressivité pure des débuts sans jamais oublier les influences mélodieuses axées Heavy, et ce très efficace mélange promet des shows épiques, tout comme Fall Into Your Hands. Le titre renoue également avec des riffs qui évoquent les premiers albums, ou la rage guidait les musiciens, mais les influences plus récentes viennent temporiser la furie sur ce long titre qui permet de placer des leads perçants ou des progressions accrocheuses. From Dawn to Decadence mélange les racines du groupe avec cette touche de savoir-faire qui leur est propre pour un court mais intense moment entre rapidité et efficacité, puis The Phalanx vient clore l’album avec une ambiance pesante mais maîtrisée qui utilisera toutes les capacités des musiciens, autant au niveau de l’instrumentale changeante mais toujours cohérente, que vocale. 

Trivium n’a plus rien à prouver, et pourtant le groupe ne cesse de se réinventer. Alors que leur précédent opus explorait des territoires plus calmes et mélodieux, In The Court Of The Dragon renoue avec la rage qui avait marqué leurs débuts, tout en l’intégrant à leurs nouvelles influences. Tout en restant extrêmement accrocheur et intéressant.

95/100

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