Review 852 : Destinity – In Continuum

Destinity signe son grand retour avec son nouvel album.

Créé en 1996 en France par Mick (chant, ex-No Return), Zephiros (guitare) et Morteüs (batterie/claviers), le groupe joue du Thrash/Death Mélodique. Au fil du temps, le line-up change, et c’est quelques années après l’arrivée de Seb V.S. (guitare, ex-In Arkadia) et Dave (basse) que le groupe s’arrête en 2014. Mais en 2018, le groupe se reforme et commence à travailler sur In Continuum, son neuvième album, qui sort chez Crimson Productions, leur propre label.

L’album débute avec The Sand Remains et son introduction mélancolique. La violence reprend rapidement le dessus, dévoilant des harmoniques perçantes qui collent à la perfection avec ce chant massif, parfois sublimé par des samples majestueux ou des choeurs lourds. Les riffs sont froids, tout comme sur Reject the Deceit, un titre qui prend ses racines dans la scène suédoise. La lourdeur marche avec la dissonance, créant un climat de violence inné, même lors des leads entêtants, puis Reflections nous frappe avec cette efficacité entre rage et technique. Des leads viennent agrémenter la fureur de la rythmique, créant un climat propice au headbang, alors que Shadows apporte sa dose de noirceur. Le groupe s’axe sur une dissonance agressive puis une lourdeur lancinante alors que Dawn Never Breaks dévoile une agressivité assez moderne. Les parties saccadées nous révèlent une violence tranchante, couplée à des mélodies aériennes et majestueuses qui seront accompagnées par Andy Gillion (ex-Mors Principium Est , puis Architect of Light dévoile un tempo rapide pour placer des riffs aussi violents qu’entêtants. La composition est très accrocheuse, dévoilant des tonalités aériennes, tout comme la mystérieuse A Lucid Strain, une chanson très brute. Si les mélodies tranchantes nous agressent jusqu’à des parties solides, le chant propose une base parfaite pour rentrer dans la fosse avec un son Old School. Snakepit renoue avec cette agressivité que le groupe sait mettre en œuvre, piochant parfois dans le son brut avant de placer des harmoniques et des leads, puis on découvre des influences groovy plus accessibles mais tout autant efficaces. Le groupe termine cet album avec Salvation, une composition très mélancolique et aérienne qui sait placer des sonorités perçantes comme des passages aériens et dissonants, créant un final imposant avant de finir sur une partie apaisante.

Les racines de Destinity se trouvent en Suède. Malgré leur pause, In Continuum s’inscrit dans une efficacité et une mélodicité qui nous prennent à la gorge sans jamais nous relâcher. Le Death Old School n’est pas mort, et le groupe y participe.

85/100

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